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Tome sixieme.
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sous Charles lï. 119grains. Le Gouvernement a toujoursaccordé depuis ce tems-là cinq schellinspour chaque mesure de froment portéeà l'étranger, lorsque cette mesure , quicontient vingt-quatre boisseaux de Pa-ris , ne vaut à Londres que deux livreshuit fols sterling. La vente de tous lesautres grains a été encouragée à propor-tion , 8 ç dans les derniers tems il a étéprouvé dans le Parlement que Impor-tation des grains avait valu en quatreannées cent soixante-dix millions troiscent trente mille livres de France.

L’Angleterre n’avait pas encor toutesces grandes ressources du tems de Char-les II. : elle était encor tributaire de l’in—dustrie de la France , qui tirait d’elleplus de huit millions chaque année parla balance du Commerce. Les Manu-factures de toiles, de glaces, de cuivre,d’airain , d’acier, de papier , de cha-peaux même manquaient aux Anglais.C’est la révocation de PEdit de Nantesqui leur a donné presque toute cettenouvelle industrie.

On peut juger par ce seul trait si lesflatteurs de Louis XIV. ont eu raison deie louer d’avoir privé la France de ci-ioyens utiles. Audi en 1687. la Nation