De Six te-Quint. 137
E'Histoire de TEglise est pleine de cesexemples,qui encouragent la íimple ver-tu , & qui confondent k vanité humai-ne. Ceux qui ont voulu relever 1 a nais-sance de Sixte-Quint n’ont pas songéqu’en cela ils' rabaiííaient fa personne 5ils lui ôtaient le mérite d avoir vaincules premières difficultés. II y a plus loind’un gardent de porcs , tel qu’il le futdès son enfance, aux simples places qu’ileut danSjfen Ordre, que de ces Placesau Trône de l’Eglife. On a composé savie à Rome sur des journaux qui n’a-prennent que des dattes , & fur des pa-négyriques qui n’aprennent rien j le Cor-delier qui a écrit la vie de Sixte-Quintcommence par dire qu il a l’honneur deparler duphts haut, du meilleur , duplusgrand des Pontifes , des Princes & desSages , du glorieux & de immortel Six*te. II s’ôte lui-même tout crédit par cedébut.
L’esprit de Sixte-Quint & de son Ré-gne est la partie essentielle de son histoi-re : ce qui le distingue des autres Papes,c’est qu’il ne fit rien comme les autres;Agir toujours avec hauteur , & mêmeavec violence, quand il est un simpleMoine 5 dompter, tout d’un coup- k fou--