sous Malaria. 117rains. Des armées mercenaires levéespar ordre d’un Ministre, & conduitespar un Général qui obéit en aveugle àce Ministre , font plusieurs campagnesruineuses, fans que les Rois au nomdesquels elles combattent, aïent l'es-pérance , ou même le dessein de ravirtout le patrimoine l’un de l’autre. Lepeuple vainqueur ne profite jamais desdépouilles du peuple vaincu : il payetout; il souffre dans la prospérité desarmes, comme dans l’adversité ; & lapaix lui est presque aussi nécessaireaprès la plus grande victoire , quequand les ennemis ont pris ses placesfrontières.
11 fallait deux choses au Cardinal,P°ur consommer heureusement sonMinistère ; faire la paix , & assurer* e repos de l'Etat par le mariage duRoi. Ce Prince avait été malade dan-ss er eusement, après la campagne deDunkerque : on avait tremblé pour. v ' e ; le Cardinal , qui n’était pas® lr né de Monsieur frère du Roi, avait5*ngé dans ce péril à mettre à couvertles richesses immenses, & à préparerL retraite Toutes ces considérationse déterminèrent à marier Louis XIV*