Z02 Jacques II. protégéy a des occaîions, ' où l’abbattemenid’esprit l’emporte sur le courage. LeRoi Guillaume , qui avait eu l’épauleeffleurée d’un coup de canon avant labataille, passa pour mort en France.Cette fausse nouvelle sut reçue à Parisavec une joie indécente & honteuse.Quelques Magistrats subalternes en-couragèrent les bourgeois & le peupleà faire des illuminations. On sonna lescloches. On brûla dans plusieurs quar-tiers des figures d’osier , qui représen-taient le Prince d’Orange , comme onbrûle le Pape dans Londres. On tirale canon de la Bastille , non point parordre du Roi, mais par le zélé incon-sidéré d'un Commandant. On croi-rait , fur ces marques d’allegresse, &fur la foi de tant d’Ecrivains, que cet-te joie effrénée , à la mort prétendued’un ennemi, était l’effet de la crainteextrême qu’il inspirais Tous ceux quiont écrit, & Français & étrangers rent dit , que ces réjouissances étaientle plus grand éloge du Roi Guillaume*Cependant, ÍÌ on veut faire attentionaux circonstances du tems & à l’efpritrqui régnait alors , on verra bien qufflét crainte ne produisit pas ces rrans-r
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