Band 
Tome neuvieme.
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111
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MaJ. de -Malntenon. 11 l» dans une fortune qu’on aurait eu» peine à imaginer í J’ai été jeune» & jolie ; j’ai goûté des plaisirs ;#j’ai été aimée partout. Dans un» âge plus avancé , j’ai passé des an-» nées dans le commerce de i’efprit ;» je fuis venue à la faveur ; &c je» vous proteste , ma chere fille, que» tous les états laissent un vuidc»> affreux. " *

Si quelque chose pouvait détrom-per de l’amhition, ce ferait assuré-ment cette lettre. Madame de Main-tenon , qui pourtant n’avait d’autrechagrin que l’uniformité de fa vieauprès d’un grand Roi, disait un jourau Comte d'Aubigné son frère : » Je» n’y peux plus tenir ; j.e voudrais*> être morte. " On fait quelle ré-ponse il lui sit : Vous ave^ donc paroled'èpoujzr Dieu le père.

A la mort du Roi, elle se retiraentièrement à Saint-Cyr. Ce quipeut surprendre , c’est que le Roine lui avait presque rien assûré. IIla recommanda feulement au Duc

* Cette lettre est autentique, & l’auteurPavait déja vue en manuscrit avant que lefils du grand Racine l’eût imprimée.