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Tome neuvieme.
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118
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118 Louis XIV.disconvenir, qu’il ne fût jusqu’à lajournée d’Hochstet, le seul puissant,le seul magnifique , le seul grandpresque en tout genre. Car quoi-qu’il y eût des Héros, comme JeanSobieski &c des Rois de Suéde , quieffaçassent en lui le guerrier , per-sonne n’effaça le Monarque. II fautavouer encor, qu’il soutint ses mal-heurs & qu’il les répara. II a eu desdéfauts;il a fait des fautesrmaìs ceuxqui le condamnent , Pauraient-iíségalé , s’ils avaient été à fa place ?

La Duchesse de Bourgogne crois-sait en grâces & en mérite. Les élo-ges qu’on donnait à fa soeur en Es-pagne , lui inspirèrent une émulationqui redoubla en elle le talent deplaire. Ce n’était pas une beautéparfaite ; mais elle avait le regardtel que son fils , un grand air, unetaille noble. Ces avantages étaientembellis par son esprit, & plus en-cor par l’envie extrême de mériterles suffrages de tout le monde. Elleétait , comme h errrierte <1’Angleter-re , l’idole & le modèle de la Cour,avec un plus haut rang : elle tou-chait au Trône: la France attendait