Band 
Tome neuvieme.
Seite
120
JPEG-Download
 

120 Louis XIV .mes perdu son fils, nous vîmes sonpetit-fils le Dauphin Duc de Bour-gogne , la Dauphine fa femme, leurfils aîné le Duc de Bretagne , por-tés à St. Denis au même tombeauau mois d’Avril 1712; tandis que ledernier de leurs enfans, monté de-puis fur le Trône, était dans sonberceau aux portes de la mort. LeDuc de Berry , frère du Duc deBourgogne, les suivit deux ansaprès ;• &c fa fille , dans ^le mêmerems , passa du berceau au cercueil.

Ce tems de désolation laissa dansles cœurs une impression si profon-de , que dans la minorité de LouisXV. j’ai vû plusieurs personnes, quine parlaient de ces pertes qu’en ver-sant des larmes. Le plus à plaindrede tous les hommes , au milieu detant de morts précipitées, était ce-

Ì 1 le front d’avancer, pag. 144. que Mad*la Duchesse de Bourgogne dit au Prince sonépoux, Si j’étais morte ,auriez-vous fait ktroisième Tome de votre famille ? II fait parlerLouis XIV- , tous les Princes, tous les Mi-nistres , comme s’il les avait écoutés. Ontrouve peu de pages dans ces Mémoires quine soient remplies de ces mensonges hardis,qui soulèvent tous les honnêtes gens.