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le premier qui ait parlé de ces soupçons atro-ces : c’était un Jésuite nommé La Motte , lemême qui prêcha à Rouen contre ce Princependant sa Régence, & qui se réfugia en-suite en Hollande sous le nom de la Hode. 11était instruit de quelques faits publics. 11 dit,Tom. I. pag. i ii. que le Prince si iniuste-ment soupçonné demanda à se constituerprisonnier, & ce fait est très-vrai. Ce Jésuitersétait pas à portée de sçavoir comment Mr.de Camllac s’opposa à cette démarche tropinjurieuse à l’innocence du Prince. Toutesles autres anecdotes qu’il rapporte sont fausses. Réboulet qui l’a copié, dit d’tìprès lui,pag. 143. Tom. VIII. que le dernier enfantdu Duc & de la Duchesiè de Bourgogne/utsauvé far dvtontre-potson de Venise, 11 n’y apoint de contre-poison de Venise qu’on don-ne ainsi au hasard. La Médecine ne connaîtpoint d’antidotes généraux qui puiíïènt gué-rir un mal dont on ne connaît pas la íburce.Tous les contes qu’on a répandus dans le pu-blic en ces tems malheureux, ne font qu’unamas d’erreurs populaires.
C’est une fausteté de peu de conséquencedans le Compilateur des Mémoires de Mad.de Maintencn , de dire que le Duc du Mainefut alors à l’agonie ; c’est une calomnie pué-rile de dire, que l’Auteur du Siécle de LouisXIV. accrédite ces bruits plus qu’il ne lesdétruit.
Jamais l’Kistoire n’a été déshonorée parde plus absurdes mensonges , que dans cesprétendus Mémoires .L’Auteur feint de lesécrire en 1753. 11 s’avise-d’imaginer que leDuc Lc la Duehcílè de Bourgogne, & leur