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compte à lui-même , soit pour l'ins-truction du Dauphin Duc de L ou r-,gogne. Ces réflexions vinrent aprèsles événemens. II eût. aproché da-vantage de la perfection où il avaitle mérite d'aspirer, s’il eût pû seFormer une Philosophie supérieure àla politique ordinaire & aux pré-jugés , Philosophie que dans le coursde tant de siécles on voit pratiquéepar si peu de Souverains , & qu’ilest bien pardonnable aux Rois de nepas connaître , puisque tant d’hom-mes privés l’ignorent.
Voici une partie des instructionsqu’il donna à son petit-fíls Philippe Id.partant pour l’Efpagne. II les écrività la hâte , avec une négligence quidécouvre bien mieux l’ame qu’undiscours étudié. On y voit le Père& le Roi :
,, Aimez les Espagnols & tous,, vos sujets attachés à vosCouron-,,nes & à votre personne. Ne pre-sserez pas ceux qui vous flateront„ le plus ; estimez ceux qui pour le,, bien bazarderont de vous déplaire.
Ce font là vos véritable amis
», Faites le bonheur dç vos ÍU-