222 LOUIS XIF.exemple , d’en faire pour quatrecent millions en six années de teins,dans la guerre de 1671. II restait auRoi très-peu d’anciens domaines dela Couronne. Ils font déclarés ina-liénables par tous les Parlements duRoyaume ; Sc cependant ils fontpresque tous aliénés. Le revenu duRoi consiste aujourd’hui dans celuide fes sujets ; c’est une circulationperpétuelle de dettes & de paye-mens. Le Roi doit aux citoyens plusde millions numéraires par an ,fous le nom de Rentes de l’Hôtel-de-Ville, qu’aucun Roi n’en a ja-mais retiré des domaines de la Cou-ronne.
Pour fe faire une idée de ce pro-digieux accroissement de Taxes, deDettes , de Richesses , de circula-tion , Sc en même tems d’embarras& de peines , qu’on a éprouvées enFrance , Sc dans les autres pays, onpeut considérer qu’à la mort de Fran-çois I. l’Etat devait environ trentemille livres de rentes fur l’Hôtel-de-Ville, &cju’;\ présent il doit plusde quarante-cinq millions annuels.
Ceux qui ont voulu comparer I«s,