Finances". 22 /quatre cent millions de notre mon-noie d’aujourd’hui en 1690. : & àprésent on en possède autant qu’il ya d’espèces circulantes. Rien ne faitvoir plus évidemment, combien leCommerce , dont Colbtrt ouvrit lessources , s’estaccrû, lorsque ses ca-naux fermés par les guerres ont étédébouchés. L’industrie s’est perfec-tionnée , malgré l’émigration de tantd’Artistes , que dispersa la révoca-tion de l’Edit de Nantes ; & cetteindustrie augmente encor tous lesjours. La nation est capable d’auflîgrandes choses , & de plus grandesencor, que fous Louis XIV. 'parceque le génie & le commerce se fortifi-enttoujours,quand on Iesencourage.
A voir l’aiíance des particuliers ,ce nombre prodigieux de maisonsagréables bâties dans Paris &c dansles Provinces, cette quantité d’é-quipages, ces commodités, ces re-cherches qu’on nomme luxe , oncroirait que Populence est vingt foisplus grande qu’autrefois. Tout celaest le fruit d’un travail ingénieux ,encor plus que de la richesse. II n’en