Tes Arts. 289grès furent fi rapides & si célèbresdans ce siécle, qu’on venait à Parisdes bouts de l’Europe , pour toutesles cures & pour toutes les opéra-tions qui demandaient une dexté-rité non commune. Non seulementil n’y avait guères d’excellens Chi-rurgiens qu’en France; mais c’étaitdans ce seul pays qu’on fabriquaitparfaitement les inslrumens néces-saires: il en fournissait tous fes voi-sins ; & je tiens du célèbre (den , le plus grand Chirurgien deLondres, que ce fut lui qui com-mença à faire fabriquer à Londresen 171 j. les instrumens de son Art.La Médecine, qui servait à perfec-tionner la Chirurgie, ne s’éleva pasen France au-dessus de ce qu’elleétait en Angleterre, & sous le fa-meux' Boerkaave * en Hollande ; maisil arriva à la Médecine comme à laPhilosophie , d’atteindre à la per-fection dont elle est capable, en pro-fitant des lumières de nos voisins.
Voilà en général un tableau fidèledes progrès de l’efprit humain chez
* Chez les Hollandais la diphtongue ce seprononce nu.
Tome JX.
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