Eglise.
étant Seigneurs de Fiefs, ne devaientque des soldats, dans le tems del’Anarchie féodale. Les Rois alorsn’avaient que leurs domaines, com-me les autres Seigneurs. Lorsquetout changea depuis, le Clergé nechangea pas ; il conserva l’ufaged’aider l’Etat par des dons gratuits.
A cette ancienne coûtume,qu’nr»Corps qui s’assemble souvent con-serve, & qu’un Corps qui ne s'as-semble point perd nécessairement,se joint rimmunité toujours récla-mée par r Eglise , &c cette maxime,que son bien eft le bien dts pauvres :non qu’elle prétende ne devoirrien à l’Etat, dont elle tient tout ;car le Royaume, quand il a desbesoins, est le premier pauvre »mais elle allègue pour elle le droitde ne donner que des secours vo-lontaires ; &c Louis XIV. exigea,toujours ces secours, de maniersà n’être pas refusé.
On s’étonne dans l’Europe & enFrance , que le Clergé paye fi peu y.on se figure , qu’il jouît du tiers duRoyaume. S’il possédait ce tiers ,*1 est indubitable qu'il devrait payej