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vient jamais, &c qui est en pureperte. C’est une grande libéralité duRoi envers le St. Siège : elle dé-pouille l’Etat dans l’espace d’un sié-cle de plus de quatre-cent-millemarcs d’argent; ce qui dans la fuitedes tems appauvrirait le Royaume,st le Commerce ne réparait pas a-bondamment cette perte.
A ces Bénéfices qui payent desArmâtes à Rome , il faut joindreles Cures, les Convens, les Col-légiales, les Communautés & tousles autres Bénéfices ensemble. Maiss’ils font évalués à cinquante-mil-lions par année dans toute déten-due actuelle du Royaume , on nes’éloigne pas beaucoup de la vérité.'
Ceux qui ont examiné cette ma-tière avec des yeux auísi sévèresqu’attentifs, n’ont pu porter les re-venus de toute l’Eglise Gallicaneséculière & régulière, au-delà dsquatre-vingt-millions. Ce n'est pasune somme exhorbitante, pour l’en.-tretien de quatre-vingt-dix-mille per-sonnes Religieuses, ôc environ cent-soixante-mille Ecclésiastiques, quel’on comptait en 1700. Et fur ces
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