Chinoises. S 5
gées dans I’idolatrie la plus barba-re , quand les Tribunaux du vasteEmpire de la Chine cultivaient lesmœurs 6 c les loix, en reconnais-sant un seul Dieu , dont le cultesimple n’avait jamais changé parmieux. Ces vérités évidentes devaientjustifier les exprelïîons du JésuiteComte. Cependant, comme onpouvait trouver dans ces proposi-tions quelque idée qui choque unpeu les idées reçues , on les atta-qua en Sorbonne. L’Abbé Boileau ,frere de Defpréaux , non moins cri-tique que son frère, 8c plus enne-uù des Jésuites , dénonça en 1700.c ot éloge des Chinois comme uablasphème. L’Abbé Boileau était uaesprit vif & singulier, qui écrivaitcomiquement des choses sérieuses& hardies. II est 1*Auteur du livredes Flagellons , 8c de quelques ou-vrages de cette espèce. II disaitqu'il les écrivait en Latin , de peurque les Evêques ne le censurassent ;& Defpréaux son frère disait de luiB'il n avait été Docteur de Sorbonne ,il aurait été Docteur de la Comédie
Italienne . H déclama violemment