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Suabe, & dans plusieurs autres paysde l’AUemagne ; on voit même en-cor en France dans quelques Pro-vinces éloignées de la capitale , desrestes de cet esclavage. II y a quel-ques Chapitres , quelques Moines,à qui les biens des paysans appar-tiennent.
On ne trouve, au contraire, danstoute l’Asie d’autres esclaves queceux qu’on achette , ou qu’on a prisà la guerre : on n’en achette pointdans FEurope Chrétienne ; les pri-sonniers de guerre n’y font point ré-duits en servitude. 11 n’y a chez lesAsiatiques qu’une servitude domesti-que, & chez les Chrétiens qu’uneservitude civile. Le paysan Polonaisest serf dans la terre , &: non esclavedans la maison de son Seigneur.Nous n’achetons des esclaves domes-tiques que chez les Nègres. On nousreproche ce commerce : un peuplequi trafique de ses enfans est encorplus condamnable que l’acheteur :ce négoce démontre notre supério-rité ; celui qui se donne un maîtreétait né pour en avoir.
Nous avons vû la tolérance dsEv