r 274 Ecrivainspremier lieu il eût été d’une injusti-ce ridicule de condamner aux galè-res le suborné , quand on ne décer-nait que la peine du bannissement ausuborneur : en second lieu, ce mal-heureux ne s’était pas porté accu-sateur contre Saurin. 11 n'avait pûêtre entierement suborné. 11 avaitfait plusieurs déclarations contra-dictoires ; &C la nature de fa faute ,& la faiblesse de son esprit ne com-portaient pas une peine exemplaire.
9 °, N. Boindin fait entendre ex-pressément dans son mémoire, quela maison de Noaìlles & les Jésuitesservirent à perdre Rousseau danscette affaire, & que Saurin fit agirle crédit & la faveur. Je fais aveccertitude , & plusieurs personnesvivantes encor le savent commemoi , que ni la maison de Nouil-les ni les Jésuites ne sollicitèrent.La faveur sut d’abord toute entièrepour Rousseau ; car quoique le cripublic s’élevât contre lui, il avaitgagné deux Secrétaires d’Etat ,Monsieur de Pontchartrain & Mon-sieur Voisin , que ce cri public n’é-pouvantait pas. Ce fut fur leurs