Mémoires H i s t o r i q_o e s.
Child. I. père dans cette occasion. IJ est remarquable que la Vasconie, ni la Cantarie n’appar-tenoient point aux Wisigots & qu’après la retraite des François, ces deux Provinces pré-tendirent se joindre à l'Empire,
En 547, Theodebert fit passer une seconde Armée en Italie sous la conduite des deuxGénéraux, Lothaire & Bucelin, se préparant à les suivre lui-même, ou plutôt à porterle Fer & le Feu jusque dans Constantinople, pour se vanger de l’injure que Justinien* f ’rtmtus. ] u j a voit faite, en prenant le nom de * François pour exprimer la qualité de Vainqueurdes François. II se proposoit de suivre le tours du Danube & de pénétrer dans laThrace par l’Illyrie, prójet qu’Agathias traite de chimérique, mais qu’il auroit apparem-ment exécuté, fi une fievre qui lui survint, à l’occasion d’un coup de branche qu’il avòitreçu à la chasse, n’avóit tranché le cours de fa vie & de ses desseins -, il mourut, selonlà Chronique de Marius, en la 7 . année, après le Consulat de Basile, la 14 e . de sonrègne & la 43 e . de sa vie, c’est à dire, au commencement de Phyver de 547. On peutcroire que si ce Prince avoit vécu, il auroit porté la gloire du nom François plus loin' qu’aucun autre, il avoit non feulement les qualitez essentielles aux Conquérans, la va-leur & l’ambition, mais il avoit celles des grands hommes, le génie, la fidélité, la ju-stice & la générosité ; on remarque particulièrement qu’il étoit si tendre pour les peu-ples, que quand il apprenoit que quelque Canton de ses Etats avoit été affligé de laperte de ses récoltés, non content de remettre le tribut, il suppléoit du fonds de ses Ma-gazins à ce qui lui manquoit, il prêtoit même de Purgent aux Communautez pour lefaire valoir par le trafic : c’est ce qu’il fit à l’égard de la ville de Verdun, selon le té-moignage de Grégoire de Tours, avec cette circonstance que quand cette Ville vou-lut s’acquitter envers lui de cet emprunt, il lui remit en faveur des pauvres le Principal& les Intérêts ; on trouvera peu d’éxemples pareils dans la fuite de cette Histoire.Cependant comme il est impossible qu’un Prince né avec le désir de conquérir, ne soità charge à ses peuples, Parthenus son Ministre fut obligé de se dérober par la fuite àla fureur des habitans de Metz, qui le croyoient auteur de ce qu’il y avoit eu de durdans les aétions des Impôts Ôt ce malnureux s’etant retire a TTreves, n’y trouva pasles esprits mieux disposez, puis qu’il y fut lapidé par le peuple qui s’émeut à fa feulevûë.
Théo
BALDE.
Theobalde, Quinzième Roi.
rrmHEODOBËRT ne laissa qu’un fils nommé Theodebalde en bas âge & perclusX de la moitié de son corps, il vécut jusqu’en 552, ou, selon le Continuateur de Mar-cellin, il mourut l’an 12% après le Consulat de Basile, n’ayant régné que cinq ans. CePrince avoit épousé Vuldetrade, dont il n’avoit point d’enfans ; Clotaire la maria de-puis à Garivald, Duc de Bavière, n’ayant pû la garder pour lui à cause de l’opposi-tion des Evêques.
L’Expédition d’Italie, qui avoit commencé par Theodebert sous les ordres de Buce-lin & de Lothaire, devint très-considérable, malgré lâ foiblesse du règne de Theò-debalde -, ils soumirent d’abord le voisinage des Alpes & les rives du Pau, mais la fa-cilite de faire leur fortune particulière par les gains immenses qui so présentèrent à eux,les ayant bien-tôt corrompus, ils se séparèrent, asm de ne se point nuire l’un à Vau-tré dans le pillage. Ln cet état ils pénétrèrent jusqu’à l’éxtrémité del’Italíe avec plusd’avidité & âe ravages qu’il n’en avoit paru dans aucun barbare; ainsi ils furent maî-tres
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