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Etat de ta Frange.
Paris. Urne d’airain, l’an 1562: le célébré Colloque de Poissy, entre les Prélats Catholiques-''V'"-' L les premiers Docteurs Huguenots se tint en ce lieu, en présence du Roi Charles IX.& de fa mere.
Lapy. La Ville de Lagny a tiré son nom, à ce que l’on prétend, du Commerce des Laines ;Louis le Débonnaire Empereur y tint son Parlement l’an 835. Les Anglois s’en ren-
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HombredesHuguenotssortis oureliez.
Etapes oulogemensdes Trou-pes.
dirent maîtres en 1432 ; mais le plus grand évenement qui y soit arrivé est fa prise im-prévue par le Duc de Parme, qui s’en étant saisi le 7. Sept. 1590, délivra par ce moyen laVille de Paris, que le Roi Henri IV. tenoit bloquée depuis long tems & réduite à laderniere extrémité ; le Chancelier d’Orgemont étoit natif de Lagny.
Corbeil a eu ses Comtes particuliers jusqu’au régné de Louis le Gros, Ingeburge,veuve de Philippe Auguste, s’y retira, & elle y mourut en 1236. elle y est inhuméedans l’Eglise du Prieuré de Malthe.
Après cette Histoire abrégée, & où l’Auteur avoit fait néanmoins une quantité deméprises & de fautes absurdes, il entreprend le dénombrement du peuple de la Géné-ralité par les Villes & les Villages, il compte dans le Gouvernement de l’Isle de France1428 Paroisses & 2 704 hameaux, & dans le Gouvernement de Champagne & de Brie663 Paroisses & 892 hameaux; ce qui fait en tout 2091 Paroisses & 3596 hameaux, noncompris la Ville & Banlieue de Paris.
II fait deux sortes de dénombremens, l’un des hommes depuis l’âge de 15 ans, & ilcn compte dans les 52 Villes de la Généralité, non compris la Ville & Banlieue de Pa-ris & la Campagne, 3944r : & l’autre de tout le peuple en général, même des enfansau berceau, qu’il fait monter tant dans les Villes hors de Paris, qu’à la Campagneau nom-bre de 856938 âmes.
L’Auteur remarque encore en général, que le nombre du peuple est fort diminué danstoute Pétenduë du Gouvernement ; il dit que les Elections de Mantes & d’Etampes lesont presque de la moitié & les autres d’un tiers, ou à tout le moins d’un quart. LeSraisons qu’il en donne par rapport à celle de Mantes, sont la cessation du Commercedes Vins, qui ont été de très-mauvais débit dans les dernieres années ; par rapport à celled’Etampes, c’est rétablissement des Cannaux de Briare & d’Orleans qui ont diminuéle Commerce des Charois ; & pour toutes les autres en général, il dit que les logemensexcessifs des gens de guerre & leurs frequens passages, la mortalité en 1692, la retraitede plusieurs Huguenots & celle des habitans de la Campagne, qui fe jettent dans lesVilles franches, les levées des troupes & les milices forcées, & enfin les Impositions ex-traordinaires sont les véritables causes de la diminution des peuples. II remarque en-core fort judicieusement que la misere des' Païsans est telle que les enfans deviennent ma-ladifs, fossiles & de courte vie, parce qu’ils manquent des commoditez, qui procurentune bonne génération & éducation, il ne croit point de remede plus efficace que la re-laxation de quelques Impôts & l’encouragement que l’on pourroit donner à la jeunelïèen l’exemptant de tailles jufqu’à 25 ans, lors qu’elle seroit mariée, au lieu que non ma-riée il la faudroit obliger à la taille pour la moindre occupation ; il propose encore defixer le tems des vœux de Religion à 25 ans, comme on l’avoit proposé pour la Franceau Concile de Trente.
L’Auteur fait ensuite un calcul éxact du nombre des familles Huguenotes qui se trou-voient dans la généralité avant la révocation de l’Edit de Nantes, & il en compte 1823,dont la feule Ville de Meaux en fournissoit 1500; il en est sorti du Royaume le nom-bre de 1195 familles, & partant il n’en reste que 628, dont la plus part sont conver-tis ; ce calcul ne comprend ni la Ville ni la Banlieue de Paris.
L Auteur passe aux logemens & paíìàges de gens de guerre dans la Généralité, &compte 58 bureaux d’Estappes, fans y comprendre les logemens ordinaires de 17 bri-gades de gardes du Corps du Roi, savoir à Pon toise deux Brigades ; a Beaumont &Chablis une, à Mantes une, à Poissy & à Beauvais trois, à Senlis deux, à Dreux une,
à Compiegne