222 État t )e i ,à France.
Bour- Viîlarnoud; Gui d’Oilun, Sire d’Arencey ; Eudes de Semur; Guion d’Ost un> Sire degogn eì Drecy ; Jean de Marcilly ; le Sire d’Oigney en Auxois ; la Dame de Gournay ; la Damev—' de Chalay en Auxois ; Huguenin de Menetoy ; Jean de Suillay ; Jean d’Ausulley ; j eandeDressay-, Guillaume de la Grange-, Jean de la Mothe S ; Jean ; Godin de Saudon ;Eudes de Saubernon, Sire de Marigny ; Jean de Bestards, Sire de Nantou ; Guion dePoilly ; Guioc de Trecey ; le Sire Dolvy ; Gui ot de Fallastres ; Guillaume, Sire du Sau-cey, ouSauley; Eudes, Sire de Montez ; Gui Sire Plelapes: Humbert de Rougemont-,Jean de Monetrel ; Gérard de Marsy ; Jean & Renaud de Langler -, Guiot de Parigni ;Alix d’Astrabonne ; Jean de Gaucey ; Jean de Montigni sur Aube ; Prius de Chaude,ney ; George de Vianges ; Jean de Tourtuiron ; Guillaume de Villecomté, Aimouin Du-mex ; les Ecclésiastiques & les Communes des villes font ensuite énoncées en leur rang,& l’acte porte onze seaux.
Dans les Comtez de Tonnerre & d’Auxerre, on trouve dans une pareille association,Erard Sire de Dessines ; Mahé de Mallo, Sire de S. Brix ; Jean de Saltenay; Erardd’Arcies, Gaucher de Frostoy ; Robert de Rochefort, Sire de Braguelogne ; Jean deMarmaux ; Hugues d’Argenteuil ; Jean Aliquant, Sire de Mallevesin -, Guillaumed'Archi; Gilles de Corton ; Richard de SavoìCi ; Guillaume de Tauley, Sire de Vine-mer ; Jaques, Sire de Passy ; Etienne de Lusy ; Jean de Digoint, Sire d’Aisy ; Jeande Vincelles ; Régnier de Villiers ; l’acte est scellé de 12 seaux & de la même année 1314»au mois de Novembre.
II seroit aussi, utile pour la justification des droits de la Noblesse, qu’important pour laconnoissance du gouvernement, de faire voir quelles furent les fuites des associations quise firent alors dans toutes les Provinces de France, & de quelle maniéré les trois enfansde Philippe le Bel, ses Successeurs à la Couronne, confirmèrent par des actes autentiquesles droits naturels & ordinaires dont chaque membre de l’Etat devoir jouir ; mais parcsque ce seroit en quelque façon sortir de mon sujet, je crois me devoir réduire à donnerquelque extrait des montres & assemblées de la Noblesse, tenues fous le gouvernementdes premiers Ducs de la primiere race, parce que dans la fuite, l’unicn de tant d’Etatsqui accrurent la puissance des mêmes Ducs, confondit tellement la Noblesse originairede Bourgogne avec celle des autres Païs, soit par le mélange des Alliances, soit par lapossession des grandes charges qui ont fait passer les plus nobles Seigneuries dans desfamilles étrangères, ou qui ont appelle les maisons de Bourgogne en d’autres Païs,que dès le tems de Charles le temeraire, c’est à dire, en 1468, on se plaignoit que laBourgogne ne se reconnoissoit plus elle-même ; une infinité d’annoblis, ou de famillesBourgeoises s’étant déja élevées par la Finance, ou par les emplois de Judicature jusqu’àpoffeder les fiefs & Seigneuries qui n’appartenoient originairement qu’à la vraye No,,blesse ; ce fut alors que se forma la diction vulgaire qui distinguoit les grandes maisonsBourguignonnes par des sobriquets affectez, les autres qui n’étoient plus assez riches pourêtre à la Cour des Princes, demeurant oubliez & confondus dans la foule de ceux quicherchoient fortune par la voye de la faveur, & non par celle du droit d’une illustrenaissance, soutenue de qualitez convenables. On ne sauroit nier que ce ne fut premie-rement par 1a faute de cette même Noblesse, qui s’entêtant de luxe & de dépense à Pex-emple de Philippe le Hardy, premier Duc de Bourgogne de la premiere race, mit com-me lui ses héritiers dans la nécessité de renoncer à fa succession ; mais ce fut aussi l a fautedes Princes, & la conduite de Charles, dernier Duc de Bourgogne, en fait une preuvesignalée, lors qu’abandonnant fa confiance entiere à des étrangers, au mépris de cettefidelle & véritable Noblesse, il périt malhureufement devant Nancy p ar trahison deDambobasse.
L’Ancien Dicton fur la Noblesse qui a été conservé par les mémoires de S. Julien
porte, Riche q e Chalons ; Noble de Vienne j Fier de Neufchatel,^ Preux de Vergy, de
la Maison de Beaufremont d’où sont sortis les bons Barons 5 d’où l’on doit conclurre,
que