Etat de tA France, 235
Chartreuse, fondée par le Duc Philippe Hardy pour 24 Religieux & 5 Lais, on yBotXR»voit le tombeau du Fondateur, du Duc Jean son Fils, & de Marguerite de Barrière sa o0 6 ne-Femme, ils font d’un goût tout à fait Gotique, & toutefois l’ouvrage en est beau & de-licat, les Statues quoique peu correctement deffignées, ont un air vivant dificile à attrapesLux ouvriers de ce tems. L’Eglise des Jacobins & le Monastère ont été fondez en 1237*par Alix de Vergy, Duchesse regente de Bourgogne pendant la minorité de son filsHugues IV. pour 21 Religieux, & 4 Freres ; ils n’ont que 3000 1 . de revenu; c’est en cettemaison que les habitans s’assemblent pour l’Election du Maire, le Couvent des Cordeliersa été bâti en 1243. par Hugues IV. pour 28 Religieux ils n’ont que 2570 1 . de rente ;c’est dans leur Réfectoire que s’assembloient autrefois les Etats de la Province, & les 3corps qui la composent y avoient aussi leurs Chambres particulières ; les Carmes, au nom-bre de 25, ont 20001. de revenu.
Les Jésuites doivent leur établissement à Dijon, à Odivet Gaudran Président du Parle- Afènment, qui les institua ses Héritiers, & fonda un College pour toutes les Classes jusqu’à laPhilosophie inclusivement. Pierre Odebert, autre Président, y a ajouté en 1648. la fon-dation de 4 Chaires de Théologie, de forte qu ils ont a présent 13 a 14G00I. de rente,pour un Recteur, 30 Peres, & 6 Freres ; Les Minimes établis en 1559. ont 3000 1 .pour 15 Religieux, & 4 freres. Les Capucins, qui ont été bâtis en 1602. font au nom-bre de 46. Les Peres de l’Oratoire au nombre de 12 ont 2556 1 . de revenu ; l’Evêquede Langres leur a confié la conduite du Séminaire qu’il a établi à Dijon, dans une maisonvoisine de la leur. Les Peres de la Mission reçûs à Dijon depuis 15 à 16 ans, font aunombre de 3, ils font des Missions très-utiles à la Champagne.
A l’égard des Monastères de filles, l’ Auteur les raporte confusément en la maniéré fui -Abbayedsvante; les Carmélites établis à Dijon l’an 1605. par l’une des principales Compagnes de^"*
S. Therese nommée Anne de Jésus, de la maison de Lobere, sont au nombre de 33,
& ont 30001. de rente. Les Ursulines, dont l’Etablissement a commencé à Dijonpar l’Union de 3 Filles devotes qui se dévouèrent à Pinstruction des Jeunes Filles, sontà présent au nombre de 56, & l’on juge qu’elles ont au moins 400001. de rente, maiselles observent soigneusement de garder un profond secret sur cet article. Les Jacobines,au nombre de 47, ont 7000 1 . Les Filles de Ste. Marie établies en 1622. doivent lescommencemens à Madame de Chantai, fi connue par ses liaisons avec S. François de Sales, -Abbaye âzelles font à présent au nombre de 58, & ont 5000I. de revenu, la fondation en a été faite^par une famille de Dijon, du nom de Fremiot, qui étoit celui de Madame de ChantaiLes Bernardines se sont etablies à Dijon en 1613. & elles y font venues de PAbbayeduTard qui fut transférée en cette ville par les foins de l’Evêque de Langres ; Se-bastien Zamet est de P Abbé de Cîteaux fur les Abbayes d’hommes, l’on y tenoit desChapitres généraux des Abbesses, mais cette Jurisdiction est eteinte depuis long tems, lesReligieuses au nombre de 30 ont 6000 1 . de rente. Les Dames de S. Julien, de Tordrede S. Benoît, n’étoient autrefois qu’un simple Prieuré établi dans le Charolois, qui futtransféré à Autun par le consentement de son Evêque, mais ayant dans la fuite observépunion de l’Abbaye de Rougemont à leur Monastère, qui étoit du Dioceze de Langreselles se sont trouvées obligées de venir demeurer dans le Diocèse & se sont établiesà Dijon ; l’Abbesse est à la nomination du Roi, & la Maison de 4000 1 . de revenu,la communauté du Refuge est de 68 personnes dont il y en a 6 Penitentes, & l e resteReligieuses. Celles du bon Pasteur, est destinée à renfermer les filles débauchées, &condamnées à cette peine par l’autorité des juges. L’Hopital de S. Anne avoit étéfondé & établi par le Président Odebert, dans celui de la Charité pour PEducation desfilles orphelines, mais ses heritiers qui font aussi les administrateurs de cet Hôpital, Ponttransféré dans la ville, on y éléve jusqu’à 200 filles, il y a 40000 1 . de revenu. Enfin
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