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Tome premier.
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Ëtaî dè ia France* 159

11 y a de plus uri Hôpital général, fous le nom de maison de Charité, où lson nourrit B ou r-au moins 70o Pauvres* fans autre secours que celui des Aumônes à environ 1500 1 . cogne,de revenu ; l'on a aussi établi une maison dite du bon Pasteur, p our renfermer les '—filles de mauvaise vie, mais comme il n’y a pas eu de lettres patentés p OU r cette insti-tution & qu’elle ne subsiste que des Charitèz du Peuple, son état est fort incertain. l uri s di ‘Les Juridictions de cette Ville, font le Presidíal, composé de deux Présidens, un Stm ‘Lieutenant General, un Lieutenant Criminel, un Lieutenant particulier, un Asses-seur, 10 Conseillers &c. La Maréchaussée, l’Electíon, le Grenier à Sel, le Bu-reau des traites & l’Hótel de Ville, dont les revenus & les Charges font liquidées pararrêt du Conseil à 6000 1 . Les Moeurs des habitans communes de Cette Ville, ontplus de solidité que d’agrément, le Peuple y est dur, caché & mal poli, défaut queP Auteur attribue au peu de soin que l’on y donne à l’éducation de la Jeunesse : par uneconséquence de ce principe, on s’aperçoit que les Arts & les Lettrés y font éxtrème»ment negligez, & on auroit peine à citer aucune personne de cette Ville qui se fut di-stinguée dans les unes ou les autres ; on y compte environ 6000 habitans, & il n’y apas long tems qu’il y en avoit un quart davantage. Tournus aussi fur la Saône a même Ville dedistance que de Châlons & de Maçon, est une petite Ville dont le terroir raporte abon- cr ° urT;ui -damment des grains, du Vin, des Fourages, des Fruits & des Légumes, son circuitest de 28000 pas, l’Abbé en est Seigneur, & fait exercer la Justice ; on y voit encorela Tour où il faisoit autrefois battre fa Monnoye, il y a deux Paroisses, un Couventde ReColets, un autre de Bénédictines, un Hôpital auquel le Roi a réuni sept Mala-dreries du Voisinage & un petit College ou Séminaire érigé par l’Evêque de Châlons,je Corps de Ville a 1200I. de revenu & 1010 1 . de Charges, outre les nouvelles sub-ventions j il y a peu de commerce en ce lieu, & l’on reproche a«x habitans d’être sortparesseux. Clugny est située dans un Vallon entre deux Montagnes, son enceinte cít Ville defort grande à cause des vastes espaces que renferme l’Abbaye qui a tout droit de Sei- CIu s n H-gneurie & de Justice dans la Ville, elle n’est censée d’aucun Dioceze, le grand Archi-diacre faisant toutes les fonctions Episcopales à la réservé de l’Ordination : Les Appel-lations du Juge Mage de Clugny ressortissent au Parlement de Paris ; D’ailleurs il y aun Grenier à Sel & un Corps de Ville qui a 7 à 800 1 . de charges & de revenus Patri-moniaux ; les Tanneries de ce lieu étoient autrefois considérables, mais à présent cecommerce est presque cessé aussi bien que celui des blanchisseries auxqúelles les eaux dece lieu sont tout à fait propres. La Ville de S. Gengoux est bâtie entre des Montagnes yuj e j e squi en rendent le terrain fort inégal, elle n’est pas éloignée de la riviere de Grofne, on Gengoux .a des preuves qu’elle fut cedée au Roi Louis le Jeune l’an 1166, par Etienne Abbéde Clugny avec la Justice & la moitié des droits utiles ; la Marquise de la Boullayejouît de la part de l’Abbé de Clugny par droit d’acquisition, & de celle du Roi par en-gagement, il n’y a qu’une Paroisse, un Couvent d’Urfulines de 2000 1 . de revenu & unsort petit Hôpital, cette ville est fort pauvre parce qu’elle est privée de tout com-merce, le Pais en étant rude & difcile, & se trouvant trop loin de Rivières navigables,c’est un Siégé de Chatelainies Royales, & il y a aussi un Corps de Ville. Celle de Ville deMarcigny doit son origine au Prieuré de filles qui y est établi depuis plusieurs siécles, Marcìgni.elle est extrêmement petite & dans le voisinage de la Loire qui lui procure la com-modité du commerce, les habitans y sont ingénieux & polis & réussissent même assezhûreusement dans toutes les Sciences & les Arts auxquels ils s’apliquent ; outre le PrLeuré qui a droit de Seigneurie & de Justice en ce lieu, il y a un Couvent de Recolets& un autre d’Urfulines, qui a déja 4000 1 . de revenu ; & un Hôtel de Ville ; la fa-mille de Dupuy qui a donné un General aux Chartreux est originaire de Marcigny.

L’ Auteur termine son Mémoire fur le Mâconnois par quelques considérations générâtes, Considéra -la premiere regarde les rivières, qui y font en assez grand nombre, mais entre les- H r ° a f a generquelles il y en a une plus considérable que les autres nommée la Grône, fur laquelle

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