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Tome premier.
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Etat de la F k a n c l.

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treuse qui est fort: riche, les Jacobins, les Augustins déchaussez, les Recoîets, les vomi- Alsace,nicaines, les Claristes & Uríulines. Le Grand Prieur de Malthe dans l’Allemagne avoir •-/'V''-'une Maison à Fribourg qui a éré comprise dans les fortifications de la Place, le rembour-sement d’une partie de sa valeur a été faite entre les mains du Magistrat qui le doit gar-der jusques à l’emploi. L’Ordre Teutonique a ausii une Commanderie de 30001. de re-venu. Quant à l’Evêché de Strasbourg, PAuteur le regarde comme P un des plus anciens D'orefi &steges de l’Allemagne, & dit qu'il y avoit un Evêque dès le tems de Constantin,fous le Régné de Constance, S. Amartd qui l’occupoit alors assista au Concile de Cologne, j raeil prétend aussi qu’il est nommé dans l’Apólogie de S. Athanaie entre les Evêques quifurent l’année suivante au Concile de Sardique; ainsi quand l’Histoire rapporte que Clo-vis I. commença à édifier cette Eglise, il faut entendre, que les guerres Payant détruiteprécédemment, il la releva de ses ruines & la fit dedier à Nôtre Dame, mais il ne labâtit que de bois & de legere maçonnerie suivant P usage du tems ; elle demeura en cetétat jusqu'en 769. que Pépin enterprit le bâtiment du Chœur qui fut achevé fousCharlemagne dans l’état où il subsiste encore : le reste de PEglise a souffert différenschangemens, il a été deux fois attaqué de la foudre, Lc enfin ruiné & brûlé en 1003. parHerman Duc de Suabe, lors qu’étant méconrent de sélection de l'Empereur Henri ILil attaqua la Ville de Strasbourg, car Payant prise d’assaut, & ayant encore trouvé unegrande résistance dans PEglise, il la sacrifia à son ressentiment. Vernerus de îa familledes Comtes d’Hapíbourg qui fut fait Evêque en 1006. en entreprit le rétablissement, il enjetta les fondemens Pan 1015, & y travailla dix ans, ses Successeurs continuèrent la réé-dification de la Nef & terminerent là leur travail. En 1276, fous le Pontificat deCen-rard de Lichtemberg, la Ville fit la dépense d’élever la belle tour qui s’y voit, P Ar-chitecte fut Etkim de Heimback qui y employa 28 ans de travail, mais la perfectionde ce bâtiment n’est comptée que de Pan 1439, elle a 574 piez de hauteur perpendicu-laire, ce qui surpasse celle des Pyramides d’Egypte de 106 piez, iln’yavoit rien à ajou-ter à la perfection de cette Eglise, fi la tour voisine, qui est élevée jusqu’à la platte for-me, étoit selon le premier dessein portée à la même élévation. E'Auteur reprenant ladiscussion des Evêques de Strasbourg, tombe dans une contradiction manifeste, puisqu’il abandonne son premiere système, & fait vivre S. Amand premier Evêque sous leRégné de Dagobert, asseurant qu’on n’a aucune connoissanCe des Evêques précédens.

Ce Prince, qui fut long tems Roi d’Australie du vivant de son pere Clotaire II, fit degrands biens à PEglise de Strasbourg, il lui donna entr’autres le Mandat de Russac &les principales terres dont elle jouît encore. S. Arbogast qui succéda à S. Amand enreçût d’autres par la libéralité du Roi Sigebert. * Ce second Evêque fut gratifié denouveau par l’Empereur S. Henri, & enfin cette Eglise devint si puissante que les Com-tes d’Efguiíbeim prenoient l’investiture du Landgraviat des mains de l’Evêque &cela est bien vrai, puis que Jean de Lichtemberg Payant acquise des Comtes d’Oet-tinguen, comme il a été dit, prit le premier la qualité & le titre de Landraviat, ce qu’iln’auroit pas du faire s’il n’eut fait qu’une simple réunion d’un fief mouvant de son Evê-ché. Le changement qui arriva en Allemagne dans la Religion au milieu du XVI. siécle fitexpulser PEvêque Erafmus & Limpurk s’y rétablit, toutefois feulement jusqu’en 1559. q ueles Luthériens l’en chassèrent de nouveau. Les guerres continuèrent sous son successeur JeanManderscheid par la division du Chapitre, dont une partie avoit embrassé la nouvelle Re-ligion, ce qui donna lieu après fa mort arrivée en 1586. à une double élection; J eanGeorge de Brandebourg par les Luthériens; & du Cardinal de Lorraine par les Catho-liques. Les Contendans s’accorderent néanmoins en 1604, Jean George céda son droitau Cardinal au moyen d’une grosse somme qu’il lui devoit payer, maisn’ayant pas eu lemoyen de le faire, il aliéna pour trouver de Pargent à la Ville de Strasbourg, une par-tie de ses droits avec le Baillage de Marslieim. Cette vente a diminué très-con sidéra -blement l’Evêché, mais au moyen de la paix qu’elle procura, le Cardinal rétablir le Ser-Tom, L I i i i vice