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Tome premier.
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État-de la France. glj*

Lieutenant de Roi & le Sieur de Finauviìle Major. Huningues, dont ìe Marquis de Alsace.Puisieux ambassadeur en Suiíìë & Chevalier de l’Ordre est Gouverneur, le Sieur de SiCry Lieutenant de Roi & I e Sieur de Bombelles Major. Landleroon, Château élevéfur les montagnes Suisses, ou le Sieur de Beaulieu commande. ScheJestat, dont le Sieurde Gondreville est Gouverneur, le Sieur de Barges Lieutenant de Roi & le Sieur CariesMajor. Strasbourg, dont le Maréchal de Chamilly est Gouverneur, le Sieur delaBastieLieutenant de Roi, le Sieur de Boussarans Major de la Citadelle de Strasbourg, où leSieur de Siffrisdy commande sous ses ordres, le Sieur de Bergeret est Lieutenant deRoi & le Sieur de Figeât Major. Le Fort de Kell, où commande le Sieur de Ville^-mandor, le Sieur de Rois est Lieutenant de Roi & le Sieur Dupleílis Major. Le Sieurde Chaumouseau commande au Fort du Kell. Le Sieur de Cantan au Fort des Isles ;

Le Sieur Coulon au Réduit dè la Porte blanche ; le Sieur de Belle-épine à celui de laPorte de pierre. Le Fort Louis dont le Sieur de la Valse est Gouverneur, le Sieur deS. Georges Lieutenant de Roi, le Sieur Papelon Major. Landau n'est plus au Roi. Bri-zac, dont le Duc de Mazarin est Gouverneur, le Sieur de la Chetardie Commandanten chef, le Sieur de Navigier de Ste. Aulaye Lieutenant de Roi, le Sieur de ChavignyMajor. Fribourg n’est plus au Roi non plus que Philiíbourg. II y a des cazernes danstoutes ces Places pour le logement des Officiers & Soldats, qui ont été bâties & fontentretenues aux dépens de S. Majesté, à l’éxception de celles de Strasbourg & de Sche-lestat qui font à la charge de ces Villes, tant pour le bâtiment que pour les fournituresdes lits, le chauffage & la chandelle. II y a aussi des Hôpitaux dans toutes ces Placespour les soldats malades, qui font entretenus aux dépens dii Roi : les fournitures qui s’yfont font adjugées à un prix certain pour chaque Place, qui est différent selon les lieux,le plus haut à Strasbourg à 6s. 9 d. & le plus bas à Shelestat de 4 s. Le Roi paye en-°core les Chirurgiens Majors, Aides ou Fraters, à raison d’un certain prix par mois, leplus haut est à Strasbourg & Colmar à 90 1 . le plus bas est à Leschtemberg de 10 1 . tousles autres sont de 501. Le Roi a fait construire depuis la guerre plusieurs redoutes lelong du Rhin avec des ponts de communication en certaines Isles pour la seureté duPaïs, elles font gardées en teins dc guerre par 10 Compagnies de Fuziliers de 50 h. cha- Fuziiiéfscune, qui font entretenus aux dépens de la Province, laquelle y joint ses Milices selon d ^J ace -l’éxigence des cas; àl’égard des garnisons des Places, elles font entretenues par le Roiaussi bien que les Regimens d’Alsace, dont le Prince de Berkenfeld est Colonel. LaProvince a fourni outre cela deux Regimens complets de douze Compagnies chacune Milice .pour son contingent de la Milice ; le Sieur Baron de Montjoie a été Colonel du Régi-ment de la Haute Alsace & le Sieur de Berthol de celui de la Basse. La Maréchausséed’Alsace est composée d’un Grand Prévôt, trois Lieutenans & leurs Compagnies.

Quant à la Justice, toute la Province est soumise à la Jurisdiétion du Conseil souVe- Gwvern-rain qui fut établi premierement à Ensisheim pour y tenir lieu de la Regence, qui étoitsous les Princes d’Autriche. Le Cardinal de Mazarin, qui avoit de grandes vues fur Conjetl.l’Alsace, le composa d’abord d’un Président, qui étoit feu M.'Colbert de Croissy mort Jouverain -Secretaire d’Etat, deux Conseillers du Parlement de Metz, un Abbé, un Gentilhomme& un Docteur du Païs ; un Avocat & un Procureur General, un Greffier, quatre Sé-crétasses Interprètes &c. Mais alors le ressort n’en étoit pas considérable, car on n’a-voit pas encore imaginé le moyen de réunir toutes les Souverainetez particulières du Païsfur le fondement que le véritable sens du Traité de Munster a été de dépouiller les Pro-priétaires des droits, dont ils avoient une possession aussi ancienne que l’Etat d’Allemagne.

En 1661. après la mort du Cardinal on supprima ce Conseil pour en établir un sous leressort du Parlement de Metz, mais en 1679. on s’avisa tout à coup que le Traité deMunster étoit demeuré jusques-là fans éxécution de la part du Roi, qui par une espècede négligence & d’inattention n’avoit pas étendu les droits qui lui étoient cedez aussiloin qu’il devoit. Sur ce principe on établit un nouveau Conseil souverain avec attri-bution