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Tome second.
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2.8 Etat de la France.

C a e n. Vuë y est fort étendue sur les deux Mers. II y a un Prieuré, nommé Broquebeuf, dépen*

' v “"dant de TAbbaye de Blanchclandc. L’Abbaye de LeíTay, dans la Paroisse de S te . Oportune,ordre de St. Benoît, vaut plus de 27000 liv. de rente j l’Evêque de Lisieux en est Abbé Com-mendataire : St. Germain le Vicomte a un Château ancien 8t bien bâti, environné de beauxPlants, quoi que situé dans un lieu ‘ rès-marccageux ; cette terre apartient à la Famille deCampront, que l’on dit ancienne 8c vaut 12.000 liv. de rente: Le Plessy est considérable parles ru'ines de son ancien Château 8c deux chapelles de 4 à yooliv. de rente: Fontenay auMarquis de ce Nom: Amfreville est un Marquisat qui vaut 20000 liv. de rente; II apartientà une famille qui porte le nom de David, 8c peutêtre celle du Cardinal du Perron & de Mrs.de Pailleterie: Carville appartient à l’Ancienne Maison d’Harcourt, dont il reste une brancheen ce lieu, qu’ on dit être l’ainée 8c la véritable.

Elettion de Si l’on íe peut plaindre que le détail des précédentes Elections a été traité d’une maniéréValogne. p eu instructive, il faut dire que les suivantes le font encore bien plus mal, parce que n’y ayantaucune considération generaleon ne peut former qu’uneldée confuse 8c imparfaite de cequ’ila voulu expliquer. L’Auteur commence par l’Election de Valogne & pour faire la DescriptionValogne. de la Ville principale, il dit qu’elle est située íur les ruines de l’ancienne Ville d’Allone,considé-rable dans l’antiquité, quoi qu’inconniic dans l’Histoire ; on y voir les Vestiges d’un grand Am-phithéâtre, Sc ceux de plusieurs Bains publics; la Ville avoir un fort Chateau qui f U t démolien 1689; II y a deux Paroisses; Le Gouverneur est Mr. de Breauté, Marquis de NeuvilleBailly de Côtentin; le Sieur le Fevre de Montaigu 1 a Brifette est Lieutenant des Maréchauxde France 8c Colonel de la Milice du plat Pais. Les Jurifdictions de ce lieu font nombreu-ses; II y a Baillage, Vicomté, Mairie & Senechaussée, un Juge des traites 8c quart bouillon,une Maîtrise des Eaux 8c Forêts, 8c une officialité du chapitre de St. Malo de cette ville : leCollege est composé de 12 Chanoines 8c 23 Prêtres. II y a auísi un Couvent de Cordeliersoù Louis de Bourbon, Comte de Rouffillon, Amiral de France est enterré; un Couventde Capucins j une Abbaye de Religieuses de Tordre de S. Benoît de 80. Filles, dont Madamede Briqueville la Luzerne est Abbesse ; un Hôtel-Dieu d'ancienne fondation ; un Hôpitalgénéral; un Séminaire fondé par Mr. de 1 a Luthumiere. On compte dans 1 a Ville 80. Maisonsde Noblesse, quarante Exempts commensaux de la Maison du Roi 8c seulement 1160. taillables.Son Com - II y avoir autrefois une Manufacture de bons draps 8c l’on y faifoit un assez grand traficmene. d’autres marchandises. II n’y reste à présent que quatre drapiers i tous les autres Marchandsont abandonné, à cause des Tailles Sc Impositions, £c fur tout à cause de la Création de plu-sieurs Charges portant Exemption ou fixation d’Impôts, dont les riches se trouvent pourvusL'Auteur propose pour moyen de rétablir cette Ville 8c toutes les autres une Imposition partarif, ou amodiation, qui produiroit plus que k Taille, fans être íùjette aux mêmes inconvé-niens.

Cherbourg. La Ville de Cherbourg est une des plus anciennes de Normandie; ilyajurifdiction de Bail-lage 8c Haute Justice pour T Abbaye de Cherbourg, qui est de Chanoines réguliers, qui y sontau nombre de 6. Religieux. II y a auísi une Amirauté, un Siège de Traites Foraines, uneMairie 8c un Bureau des cinq grosses Fermes. Les Bourgeois qui font au nombre de 720,ont le privilège d’ufer de gros sel de Brouage. Le Roi qui l’avoit fait fortifier, l’a fait démo-lir en 1689: son Port qui auroit été considérable, reçoit des Bâtimens de 300 tonneaux ; laRade n’en est pas bonne à cause des Vents d’Oûest 8c de Sud-Est.

A l’égard du reste des Elections, il est impossible de suivre T Auteur íàns un extrême dé-goût. J’ai ramassé tous ses Calculs particuliers 8c trouvé que l’Election est composée de 174.Paroisses, dont quelques unes ont deux Curez. Le nombre des Prêtres Séculiers se trouvemonter à 489, non compris les Chapitres de Chanoines 8c fur ce nombre je ne compte que190 Curez; de forte qu’il reste environ 300. Prêtres habituez, qui vivent des trésors des Egli-ses, ou de 1a piété des fidelles; 8c comme on ne peut estimer leur condition à moins de 300.liv. chacun, il s’eníùit que tous ensemble jouissent de poooo liv. de rente. Le revenu desCurez n’est point estimé en général, mais rapporté par T Auteur exactement 8c en détail dechaque Paroisse; il se trouve monter à 104270 liv. à quoi si on joint le revenu des Abbayes

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Nombredes Pa~roijfes.