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Tome second.
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S6 Etat* de la France.

B r f.- Comme la Mer entoure presque toute la Bretagne, le Roi est obligé d’y entretenir des Gar-tag ne. n jf ons p OU1 . j a foreté du pays dans les postes les plus importans : la plus coníiderablé de cesGouverne- Garnisons est celle de Belle-Isle, qui est effectivement à y ou 6 lieues de la Côte vers le Midi.mens v Elle est ordinairement de 2.2. Compagnies avec un Etat-Major; mais on l’augmente lors qu’ilGarnisons, y a p eu <j e C1 - a i n dre quelque insulte de la part des Ennemis. Le Roi n’a point encore mis deGouverneur en cette place, dont la Seigneurie appartient aux ensans de M. Eouquet; maisil y a un Commandant qui est à présent le Sr. de la Ferriere. Le Roi tient une Compagniedans le Chateau de Brest, avec un Etat-Major Sc des officiers d’Artillerie ; le S r . de Chazeronen est Gouverneur, mais comme il n’y réside point, il y a un Commandant qui tient íâ place :c’étoit ci-devant le S r . de Campagnoles. La Citadelle du port-Louïs, dont le Duc de laMilleraye est Gouverneur, a six Compagnies de garnison ordinaire avec un Etat-Major Sc unCommandant particulier pour l’absence du Gouverneur. La Garnison du Château de S. Malon’étoit autrefois que d’une feule Compagnie, mais comme les diverses entreprises des Ennemisont obligé de construire de nouveaux forts, on l’a augmentée jusqu’à six compagnies, le Mar-quis de Quemaduc en est Gouverneur. Celui de Toreau en a deux, l’une entretenue par leRoi & Pautre par le Marquis de Goesbriant, qui jouit d’un certain droit d’impôts & billets furla Ville de Morlaix, dont ce Château defend la riviere : on a tenu une Compagnie durant laGuerre dans la Ville de Conquerneau, située fur la Côte de Quimpercorentin. Le autres vil-les de la Province au nombre de iz ou iy, ont presque toutes des Gouverneurs particuliers-mais l’Auteur n’en fait point de détail, parce qu’elles n’ont point de Garnison ; il observe seu-lement que le Gouvernement de Rennes vaut 6000 liv. de rente. A l’Egard des quartiersd’hyver, les Compagnies de Marine qui servent fur les vaisseaux du Roi, sont répandues endifférents endroits du pays, estes ont été réduites à la Paix à yo hommes, au lieu de 100hommes j on en. compte yo dans la province, qui résident toujours dans leurs quartiers, quandelles ne servent pas actuellement.

La Maréchaussée de Bretagne est peu considérable pour une si grande province; le grandPrévôt qui doit résider à Rennes a trois Lieutenans, l’un pour Rennes, Pautre pour le paysNantois, Sc Pautre pour la basse Bretagne; 11s n’ont fous eux que 38 Archers.

Les différentes insultes que les Vaiffèaux ennemis font aux Côtes de la Bretagne, pendantla Guerre, ont obligé le Roi à former des Régimens de Milice de tous les habitàns de la Côte,lesquels ont des officiers particuliers, pourvus par Commissions du Roi, qui ont chacun uncertain nombre de paroiíles sous leur Commandement. Ces Tioupes fervent ordinairementpar détachement, qui se rendent à certains Corps de garde, établis fur la Côte; mais quandil paroit un assez grand nombre d’Ennemis pour mettre le pays en allarme, tous ceux qui sontcapables de porter les Armes font obligez de marcher, Sc cela compose un Corps très-consi-derable. La derniere a aussi donné lieu à deux autres établissemens, celui du régiment deDragons qui porte le nom de Bretagne, entretenu aux dépens de la province, qui fait tous lesans un fonds de 131490IÌV. pour cette depense, Lc celui de trois Regimens de Milices, de zoCompagnies de 60 hommes chacune, que la province a fournis, ainsi que le reste du Roy-aume, lesquels ont été réformez à la Paix.

II ne faut pas omettre, que l’on s’est trouvé obligé, pendant la guerre, de bâtir des tours Scde la côte. à fortins en quelques Isles de la Côte, pour empêcher les Corsaires de s’y tenir à l’abri, pourprendre le temps de la sortie des bâtimens de nos ports; ces lieux sont gardez par desdétache-mens des garnisons voisines, ou par des troupes de milice, telle est la Tour de l’Ifle du Pilier,à l’embouchure de la Loire : Telles celles des Isles de Hoûa & de Hordie fur la Côte deVannes; tel le fort de l’Ifle de Bas, furies Côtes de Léon, qui couvre la Rade de Rafcofj8c tels enfin les forts qui défendent le Havre de S. Malo, la Comté d’Islette, le petit Bas,l’Ifle Herbon, & Roteneuf, avec la tour de Zébihers Sc le Château de la Latte; ces derniersfont gardez par des Milices.

Gouverne - Comme le Gouvernement de la Bretagne tient encore beaucoup de celui quelle avoit au

ment civil temps qu’este obéissoit à un Prince particulier, la Justice n’y est exercée par aucun tribunalétranger; tous les Juges font cenfez du Pays, où da moins y font une actuelle résidence. Le%■ Parlement

Marê-

chaujfée.

Milices.

Defences