Etat
DELA
France.
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teaurenaud y possede la Vicomté de Crofon St le Marquis du Pleíììs Bellievre, les Terres de B r e-Glomel, 8. Gilles & Plegeau, du Chef de fa Mcre ; la Maison de Rosmadée est originaire d p £^I^ce Pays : le Marquis de Molac y possedoit le Marquisat de Porte-croix St la terre deL’étang;la terre de Rosmadée est auííi située en ce canton, mais elle est en des mains étrangères.
L’Evéché de Léon est situé à l’éxtrémité de la Bretagne, où il occupe toute la Longueur *
de la Côte depuis la rade de Brest jufqu’à la riviere de Morlaix ; il est composé de 87 Pa-roisses, dont les habitans ont de tout tems fait de trois sortes de commerces, le premier estcelui des Toilles blanches, qui étoit très-considerable avant la guerre Sc particulièrementavant l’interdiction des Draps Sc des Etoffes d’Angleterre, de Hollande Sc d’Espagne; cardepuis cette défence il étoit réduit au tiers Sc la Guerre a fait cesser le reste. La premierècfpcce de ces Toilles est celle de demie Aulne, dont la piece de 100 Aulnes se vendoit 6oliviou plus, la Guerre les a réduites à z 4 liv. La secônde est celle que l’on surnomme Fleuret,qui a la même largeur Sc se vendoit iusqu’à iooliv. qui a été pareillement réduite à 48 liv„
La troisième est des Toilles de deux tiers, vendues fur le pié du Fleuret; Et la quatrième deFin fleuret, de deux tiers on trois quarts de largeur, qui valoient 137 liv. Sc ont été réduitesa 60 liv. tontes ces toilles font fabriquées dans l’Evêché de Léon, quoi que le principal com-merce s’en fasse à Morlaix, dans celui de Tregnier; mais ils s’en debite aussi à Landernau, àSaint Paul de Léon & à Brest, les Marchands pendant la Guerre avoient pris le parti de fairepasser leurs toilles à Nantes, Bordeaux St Bayonne, pour les débiter en pleine terre, mais laplufpart ont abandonne le Negoce Sc les fabriquans ont vendu leur Fil crû ou blanchi pourne pas perdre inutilement leur temps à le convertir en toilles. Le second commerce de cet Des che*Eveche est celui des Chevaux, qui a été Sc est encore considérable, ils se vendent en quan- vattx '
ioursU n s* eS ^ res à Pays, dont les principales sont celles de la Mortire, qui commence tou-■ e econ Lundi de Juillet Sc dure juiqu’au jeudi, celle de Folgoûer, qui commence lé
2.9 d’Aoust & dure jusqu’au 9 de Septembre, Sc celle de la Nouvarnau qui se tient au premierde May ; le nombre des Chevaux que l’on y amène de tous cotez, est très-grand-, il en fortannee commune environ 11 à x zooo, comme il est facile de le justifier par les registres, ouBureaux de sorties, fans compter ceux qui passent en fraude : on compte dans cet Evéché Scans celui de Treguier 2.0000 Cavales portières, Sc le Roi a beaucoup d’attention de foiréfournir lc Pays d’Etalons, toutes les années. Le troisième Commerce est celui du Papier,^ -àdont on fabrique une assez grande quantité dans le Pays, qui en fait le débit en Angleterre parMorlaix. 11 ne fout pas oublier celui des Maquereaux, à la pêche defqueîs on employéiz ou 1 y Bâtimens ; mais il en vient plusieurs autres des Costes de Normandie, qui achetente Poisson fraix, le salent Sc l’emportent chez eux : le commerce principal de cette Marchan-dise se fait àRoscof St passe à Dieppe, au Havre, Barfleur Sc Grandville.
Au leste les terres de l’Evêché de Léon rapportent à peine suffisamment des Grains pour la SemenceNourriture des habitans j toutes celles qui font propres auLin y font employées, la Graine leuren est apportee de Curlande, parce que celle du Pays ne réussit pas; ils tirent aussi leurs Bleds
du Nord & quand la Paix en permet l’abord, c’est un grand soulagement pour les Pauvresgens.
La Ville la plus considérable de cette Etendue est celle de Brest, qui est l’un des beaux y,u es ,ports du monde, la bonté, beauté, fureté St commodité de fa rade St de son Port sont telles Bre Aque le Roi l’a choisie pour y établir fa Marine, Sc c’est là que sont les plus grands & les plusbeaux Vaisseaux, mais il y a peu de commerçans, quoi que le nombre des officiers matelotsSc autres gens de Marine qui y font entretenus, y répondent beaucoup d’argent Sc dans les en-v i/ons, par la consommation des denrées. La Ville de Saint Paul de Léon, où l’Evêque fait saint Paulreíidance Sc dont il est Seigneur, seroit peu de chose fous la proximité du Port de Roscof, qui de Uon 'en ait une espece de foux-bourg, ce lieu est connu par la Rade de l’Isle de Baz, où relâchentordinairement les vaisseaux entretenus ou sortans de la Manche : malgré l’avantage de cettesituation, les habitans ne font point de commerce sor 1 a Mer, il y a seulement 1 y ou 20 Na-vires depuis 20 jusqu’à ïoo Tonneaux qui navigent pour le fret à Bordeaux Sc sur la Côte.
Avant