Etat de la France. 9 1
la Comté de la Marche, que contre le Sire de Paithenay ; enfin il mourut en 112.6 & fat m- c-
humé dans le Chapitre des Religieux de Moutier-neuf, laissant Guillaume 9 e - son Successeur,,-
Raimond qui fut Prince d’Antioche, Henry Religieux 8c Prieur de Cluny, Perrenelle femmeen premieres noces d’Himeric, Seigneur de Thouars, 8c en secondes de Ramire Roy d Aia-gon, une autre femme de Raoul de Faye 8c enfin trois autres fiUss dont on ignore les etablif-femens. On compte parmi la Noblesse distinguée en Poictou pendant ce Régné, Aimericde Thouars 8c Hugues de Luzignan, Robert de Bourgogne, Chouart de Mortagne, Guil-laume d’ApremontScHérvé deMareuil son frere, Raoul Achard, Guillaume de Fors, Aimar delaRochefoucault, Geoffroy dePreuïlly dont il a été parlé, Aimcry Rançon, Seigneur de Taille-bourg, Guillaume d’Aix, Guillaume de Mauzé, Sénéchal de Poictou, Hugues de Doué, Geof-froyde Tauné, Hugues 8c Arnulphe deSurgeres. Qu’il soit permis de faire ici une digression au ^
sujet d’une Branche de la Maison des Ducs d’Aquitaine qui s’établit en Dauphine sous ïe Daii p/,m.Régné de Rodolphe le Fainéant, à la fin du X. Siécle, la négligence de ces premiers tempsîi’a laissé aucune trace de la Filiation du Chef de cette Branche dans l’Histoire du Poictou, onpeut conjecturer'néanmoins que Guillaume de Poitiers, qui parut avec tant d’éclat dans leRoyaume de Bourgogne 8c qui y fonda le puissant Etat des Comtes de Valence, étoit fils dePun des Guillaume II. ou III. morts en 963 8c 995. Befli, dans son Histoire du Poictou,donne, un fils puifné à Guillaume tête i étoupe , Duc d’Aquitaine, qu’il nomme Jossclin Lc du-quel il fait sortir les Comtes de Valentinois 8c de St. Vaìier ; mais ce nom ne convient pas,puisque l’on est asseuré par tous les Monuments de l’Histoire du Dauphiné, que le premier decette Famille portoit celuy de Guillaume: il vaut mieux dire que Joíselin fut son fils 8c qu’ilfut pere de Guignon, lequel apporta de Constantinople en Dauphiné le corps de St. Antoine8c par cette dévotion cjuì s’acréditp. bientôt dans le Pays, rendit ía pieté auííì renommée que
l’étoit déja la grandeur de son origine.
Guillaume 9 e - parvenu au Gouvernement par le décès de son pere eut dabord diffèrent avec Guiiimm*le Roy Louis le Gros, au sujet de l’hommage de l’Auvergne qu’il prétendoit immédiatement, 9 *'à la charge de le reporter au Roy; il eut peu après guerre en Languedoc contre les Toulou-sains qui s’étoient donnez aux enfans de Raimond de St. Gilles à son préjudice, mais l’affairefut mise en surséance par 1a médiation du Roy de Castille, ainsi cette guerre n’eut pas deíùites.Guillaume 9°- s’embaraíla presque aussitôt après dans la querelle de l’Anti-Pape Anaclet con-tre Innocent II. à la persuasion de Roger le Normand, Roy de Naples. Comme toute laFrance fuivoit le Parti d’Innocent, qui étoit soutenu par St. Bernard, 8c que c'est un desgrands événemens de fa vie, les Historiens ont fort appuyé fur ce qui détermina le Duc Guil-laume à changer de Party, de quoy l’on donne tout l’honneur à St. Bernard, quoy qu’il soitvray que la chose fut traitée dans une Assemblée tenue à Parthenay en x 131 entre les Légatsd’Innocent 8c les Barons 8c Ecclésiastiques du Pays. Le Duc après ce retour fit de grandsdons aux Abbayes de Moutierneuf Sc de St. Jean d’Angely 8c comme íà dévotion étoit fortvive il alla en pélérinage à St. Jaques de Compostelle, mais il mourut dans le chemin 8c yayant été porté après fa mort, il fut inhumé devant le grand Autel de la principale Eglise.
Il se répandit un bruit, 2,0 ans après, que le Duc avoir feint fa mort 8c fa maladie pour feretirer dans un Désert ou l’on dit qu’il finit ses jours en l’année 1 iyy, mais il y a peu d’appa-rence à ce que les Legendes rapportent pour le confirmer; le Siécle de ce Prince comme lesprécédens étoient accoutumez aux fictions 8c au récit des miracles, il en íàlloit nécessairementP°ur l’édification des Peuples 8c il ne paroît que trop qu’on leur en a été fort libéral. Quoyqssil en soit, ce Duc avoir fait avant son départ un Testament par lequel il prioit le Roy sonSeigneur de disposer du mariage de ses deux filles, fçavoir de l’ainée en faveur du Prince sonfils aine, soy laissant à cet effet l’Aquitaine 8c le Poictou, Sc de la seconde dite Petronille àlaquelle il donnoit tous ses biens patrimoniaux de Bourgogne 8c de Picardie en faveur dequelqu un des Princes de fa Maison, mais il exige pour l’accompliss emen t de cette dispositionse consentement ou le bon plaisir de ses Barons, c’est à dire des Seigneurs principaux de sesEtats; ce testament signé de luy, de la Duchesse Alienor fa femme, ou fa fille, du ComtessAuvergne le premier de ses Barons, du Seigneur de Thouars, de Richel Baron de Brocard,ointe, 8c de Pons auíìì Baron. Alienor devenue Souveraine de l’Aquitaine & du Poictou fut Alkmr,
bien-
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