U 3 Etat de la France.
La Ro-réforme, dont il se croît plus dignement occupé. La premiere, qui excite son Zele est Úcheeee diversité dans 1a Religion, la plus grande partie du Peuple de cette Generahte est la postéritéXTT"de ceux qui recourent l’hereíie dès fa naissance, qui minèrent les Eglises, qm firent 1a guerrereformer aux p rê „ es & au Roy ; ils ont succé avec le lait les sentimens ou ils font Lc ils les croyent lesTstZ, seuls légitimés, cette considération a excité la piété du Roy à travailler avec une applicationt oute singulière à leur conversion, il a pour ce dessein mis en usage tout ce que son zele & lessages conseils de ceux qui dirigent fa conscience lui ont suggéré, ïnstrudions publiques 8cparticulières, Missions, Maîtres pour la jeunesse, Couvents pour retirer les jeunes filles, Pen-sions aux Ministres Lc Officiers qui ont fait le devoir de Catholiques, Prisons, Privations debiens Châtimens corporels pour les Opiniâtres Lc Scandaleux, Paveurs 8c Grâces a ceuxdont on a cru que le bon exemple pouvoit servir à ramener les plus faciles. Mais cet ouvrageest si grand, selon l'Auteur, qu’il n’y a pas lieu d’esperer qu’il soit sitôt achevé ; au contraireil a vu avec douleur qu’un grand nombre de gens de tout âge Lc de tout sexe ont abandonnéleur Patrie & se font retirez chez les Etrangers, où ils ont porté leurs meilleurs effets; ce-pendant ce qui le touche davantage est la difficulté insurmontable que ceux qui sont restezdans leur maisons trouvent à se marier. Les Evêques les mieux intentionez n’ont encore putrouver de remède à ce mal Sc il asseure qu’ií n’y a que l’autorité Royale qui puisse mettre cespersonnes en état d’avoir des Successeurs. Cette matière mérite d’autant plus de réflexionque même les Catholiques de la Province ne font point portez au mariage; il se plaint que
toutes les Paroisses font remplies de filles jeunes & vieilles Lc íde garçons qui passent leur viedans un célibat dommageable à leur conscience Lc à l’Etat, qui demeure privé des rejetionsqu’ils devroient lui fournir. Cela va fi loin que l’Auteur asseure que 1a Généralité est dépeu-plée d’un tiers de ses Habitans depuis to ans, Lc cette diminution augmente de joui en jour zcependant quand il veut en approfondir les causes, il en donne biend’autres que la répugnancecommune dont il accuse le Peuple de ce Pays-là pour le mariage, telles son; selon lui i* Laguerre l’éxtreme pauvreté 8c misere des Paysans qui retranchent leur nourriture Lc leur forces8c les fait mourir avant l’âge, parceque la moindre maladie détruit aisément des corps consom-mezd’ìnanition Lc de souffrance ; L’evasion des Religionaires, l’impoffibilité où ceux quirestent font de se marier sans des formalitez qui leur répugnent; Lcen dernier lieu le libertinagede ceux qui vivent de propos délibéré dans le célibat: mais enfin l’Auteur se console par Lretour des soldats de milice dans leurs Villages, qui luy fait esperer que les avantages de la paixvenant à succéder à celui-là, on reverra bientôt ces belles Provinces aufìi flonffiintes qu’elles
r °A ITe s cette déclaration, il reprend la fuite des matières qu’il juge devoir être réformées,Oturs àont h premiere est l’inactìon des Ecclésiastiques & proprement des Curez, il les dépeintc»r«! comme des gens ignorans, intéressez, sordidement avares, chicaneurs Lc dépouillez de la cha-rité essentielle à leur Ministère. La seconde est k facilité du Parlement de Bordeaux à rece-b, Appel- voiries Apellations comme d’Abus, laquelle lie perpétuellement k main aux Evêques 8c leur ôteìf wns le moyen de corriger les moeurs du Clergé. La z. est k fainéantise Lc le dereglement des Moinesiffamé. d’une multitude de petits Couvents, dont les revenus seroient beaucoup mieux appliquez a k*"*>[' des subsistance Bt au soulagement des pauvres. Les Hôpitaux de cette Generahte sont tres-malHmau fondez Sc plus mal administrez, de forte qu’il est impossible que les malades ne souffrent beau-coup d’autant plus que l’Auteur ne juge pas qu’il y ait aucune Province du Royaume ÍLUs Justì- dénuée de charité que celle-ci. La quatrième, k mauvaise administration des Justices destes des Seigneurs qui sont confiées, non comme ailleurs, a des graduez qui ont quelque connoiflànceSeigneurs. ^ * à malheureux Praticiens qui pillent le pauvre Peuple Lc tirent plus de lui
Usurpation que les Seigneurs Lc le Roy même. La cinquième est l’Usurpation foire par kNoblesse sur lesde la NO- Vassaux qui relevent d’elle en les assujettissant à des corvées qu’ils appellent JBriam Corvées, lef-quelles font contraires aux Coutumes Lc aux Loix, mais qui sont autorisées par 1a possession& le crédit de ceux qui en jouissent, il n’y a que l’Autorité Royale qui puisse delivrer ses Su-ri rr jets d’un joug si onéreux. 6°- Et enfin 1a Chasse est si rigoureusement défendue tant par les■ ^ Gouverneurs des Places que par les Seigneurs qui en ont le droit, qu’il semble qu’il y a de
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