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j^o Etat de la France.
Li mo- mois, mais les plus grands vignobles font dansl’Election de Cognac; il s en trouve néanmoinsg e s. en différais autres endroits, qui font de moindre étendue ; les vins rouges fe debitent en Poictou
-en Limofin, il s’en vend très-peu aux Etrangers, qui ne les trouvent pas assez forts pour
Eaux de passer la Mer, mais quand les vins blancs font convertis en eau de vie, qui est leur destination■vie. ordinaire les Flottes Angloifes 6c Danoises les viennent charger en temps de paix aux Portsde Charente ôc il s’en fait une consommation trcs-avantageuse à la Province; véritablement hguerre a éteint cette efpece de commerce, mais elle en a produit un autre, non moins consi-dérable, la plupart des mêmes eaux de vie ayant été enlevées pour les A rinces, ôc la routequ’on leur a fait tenir a été de les voiturer par charroy jusqu’à Chatelîeraud ; d’où par la Ri-vière de Vienne on les a fait entrer dans la Loire ôc de là remonter à Orléans, ou elles reçoi-vent une autre destination. II arrive quelquesfois que l’abondance du vin est incommode a laProvince, à cause que le débit ne s’en fait pas promptement, ni facilement; toutesfois ceuxqui ont le moyen de les convertir en eau de vie ne manquent jamais d y faiie du profit ;au reste on a établi un droit fur les eaux de vie qui font conduites par la Charente, quifait préjudice au débit; il faut néanmoins présumer qu’il y a des raisons pour le maintenir,Le safran. puisque les remontrances n’en ont point obtenu 1 a suppression. Le Saffian etoit ci-devant unetrés-bonne marchandise, le débit s’en faisoit à Lyon pour l’Alkmagne, la Hongrie, la Prusse& autres Pays froids, il est d’un grand usage pour environ iooooo lìv. maïs plusieurs Provin-ces ôc particulièrement l’Orleanois, ayant commencé à le cultiver, il arrive que celui qui croisten Angoulefme ne trouve son débit que quand il manque ailleurs; ainsi la vente restant incer-taine & inégale, le Paysan s’est rebutté de la culture ÔC il n’y employé pas à présent la moitiédes terres d’autrefois : quant aux autres fruits, ils fe consomment tous dans le Pays. L An-. _ goumois n’est pas un Pays bien propre aux bestiaux, si ce n’est dans la partie voisine du Li-jfoLr mosin où font les Chatelainies de Consolant Sc de Chabanois, où il ie fait quelques engraisSc nourritures; c’est même des foires de ce Canton que l’Angoumois tire les bestiaux dont ilVer ^manque La Mine de fer est assez commune dans le voisinage du Pengord Sí l’on y a établideslZ&s. des fonderies pour les magazins deRochefort, dont le S'- de Landouvilette est le Directeur,ou l’Entreprenneur; les plus considérables de ces forges font celle de Rancoigne ôc de Pkn-cbemenieres, qui luy appartiennent; celle de la Rochebaucour au Comte de Brassat ; ScRoussieres, au S r - de Chateauíort, êcc. Le Comte de Pontchartnn, Secretaire d’Etat, dudépartement de 1 a Marine, a voulu connoître en détail les unes ÔC les autres, afin de leur don-ner une Plus ample protection, fçachant combien le Roy est intéresse à maintenir les EtabliT-scmens en tout temps, puisque les Flottes ont été armees a leur moyen pour le io<- de la dé-pense que l’on faisoit autrefois. 11 s’est établi de pareilles forges Sc fonderies dans le Perigord,le S r - Daur du nom de Hautefort, Sc le S T - de Segonfac s’en font rendus les Entrepreneurs Ôcy ont bien fait leur affaires en servant le Roy utilement. On a découvert ci-devant une mined’Antimoine dans le lieu de Menet près de Montberon ÔC ce minerai s’y trouvoit mêlé d’ar-sent mais le profit de ceux qui y ont travaillé, est si médiocre qu’ils Pont presque aussitôtabandonnée; il feroit à souhaiter que quelqu’un entendu à la recherche des Mines, entrepritde travailler à celle-ci, l’Auteur estime que la Province ÔC tout le Royaume en tireroient unavantage considérable.
La Manufacture du Papier d’Angoumois, étoit autrefois la plus considérable de 1 Europe,■ourler. ^ c oit jufqtf à 6o moulins dans 1 a Province qui sont à présent réduits à 16. cette grande
diminution a commencé dès Tannée 1656, par TEtablissement d’un droit de 6 s. par rame furle papier fin ôc de 4 s. par rame de tout autre, Sc elle s’est augmentée par un autre droit éta-bli à Tonnay Charente pour 1 a Traite Foraine, à raison de 4s. par rame ôc 10 f. par quintal fur levieux linge,outre un autre impôt fur la colle que l’on tire de Poictou, qui rencherít le papier d’unsol par rame ; en dernier lieu l’on a établi un nouveau droit beaucoup plus considérable en saveur desInspecteurs du papier créez par Edit; ainsi les Etrangers se sont trouvez obligez de negliger le pa-pier d’Angoumois Ôc d’en établir des Manufactures dans leur Pays, de maniéré que ce commerce esttout à fait cessé à leur égard, au grand désavantagé tant de la Province dans laquelle il attiroit de for-gent, que du Roy dont le revenu diminué avec k consommation. L’Auteur ajoute qu il ne peut pas
Mined’Anti-moine.