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Tome second.
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Etat de la France.

Ri o m. Mais comme la guerre commença dans cette année, on a été obligé dans les suivantes d’aug-menter considérablement les tailles, toutefois en l’année 1698, elles étoient réduites à 2.091064 \L ustencille de la Cavalerie & Infanterie, pendant les dix années de la guerre, a monté fixe-ment pour chacune à 900000 1 . ainsi la Province a payé régulièrement pour ces deux Arti-cles environ trois millions & demi ; la raison de cette forte taille paroit se devoir prendre dece que la Province est hors de l’étenduë des cinq grosses fermes & qu’elle a été redimée des Ga-belles £c du droit des Aides dès l’annee 14s 3 ; c’est auffi la raison qui a fait établir des Bu-reaux d’entrée Sc sortie sur la Frontière du Bourbonnois à Gannat 8 c à Vichy, mais quoiquela Province en général soit redimée, il y en a toutefois une portion considérable qui est su-jette à la Gabelle de Languedoc, sans que l’on en puisse donner d’autre raison que le voisinagedu Velay Sc du Gevaudan; ce sont les Prevostez de Brioude, Langheac, Auzon & le Livra-dois dans la basse Auvergne Sc celle de St. Flour dans la haute. A cet effet il y a à Murat unVisiteur & les autres Officiers ordinaires de la Gabelle de Languedoc, qui connoiíïènt desprocès de cette nature. L'Appel de leurs jugemens ressortit à la Cour des Aides de Mont-pellier j en 1667 on établit auffi des Juridictions de controlle 8 c depost des sels fur les fron-tières du Bourbonnois pour tenir la main Sc empêcher les versemens des mêmes sels dans lePaïs non-redimé > les principaux Bureaux font à Riom, Montegut, Combrond, MaringuesThiers, Croupiere. Les papiers qui se fabriquent en Auvergne à Thiers, Ambert Chama-liere Lee. font sujets à un droit de marque, qui est uni à la Ferme generalc des entrées & sor-ties, Douanne de Lion Sc de Valence, Patente de Languedoc Sc autres appeliez communé-ment les cinq grosses Fermes ; d’ailleurs le papier Sc parchemin timbré font établis en Au-vergne comme dans tout le reste du Royaume, ainsi que la vente du tabac. II ne faut paoublier de remarquer, à l’égard des Aides, que 1 a Province ayant été troublée dans l’exemp-tion dont elle jouit sous le pretexte qu’elle n’est fondée fur ancun titre Sc que l’on ignore le tempSc l’année où elle a été affranchie, le Conseil l’a confirmée dans son exemption par Arrest duh * mamc - 6. Fcvrier 1697, rendu fur l’avis de l’Auteur lors Intendant, Quant au droit de controlledes exploits, du controlle des dépens, des Greffes des affirmations, ils sont établis en Auvergue, comme partout ailleurs Sc unis à la Ferme du Domaine, mais ceux du controlle desActes de Notaire, bans de mariage, des armoiries, 8c des petits sceaux font levez par Régie,en attendant une pareille union. Le Domaine fixe dont les Rois jouiílòíent autrefois en Au-vergne est entierement engagé, comme il a été dit ci-devant, à la réservé des Chaitelainiesd’Uffon & deNonette, de la Seigneurie de la Ville de Montserrand 8 c des Greffes des Badianesdu même lieu, de Montserrand, d’Aurillac Sc de Salers, qui tous ensemble ne valent pas 1de 12.0001. de revenu. * *

2«n/2;<S. L'Auteur, ayant expliqué superficiellement l’état des finances, a cru devoir dédomager feTJdmn Lecteur par une ample description des Tribunaux de Justice qui ont la direction de ces di-du Roi. verses sortes d’impots : toutefois à l’égard des tailles, il ne paroit pas qu’il y ait en cette Pro-vince aucune différence de ce qui sc pratique ailleurs, les Officiers des Elections, le Bureaudes Finances 8c l’Intendant réglant toutes les impositions de cette efpece, en conséquencedes ordres du Roi, qui leur font adressez, après qu’eux mêmes ont fourni au Conseil des in-structions ordinaires fur l’etat de chaque Election ; l’Auteur observe en cet endroit que lestailles de cette Généralité ont beaucoup augmenté depuis 70 ans Lc même fans proportionelles étoient fixées à 800000I. avant l’année 162.8 ; en la suivante on les mit à un Million j a1700000 1 . en 1632 ; à deux Millions en 1637 j on les augmenta encore de 2000001. en1637, Lc toujours de plus en plus jusques en 1640, qu’elles furent portées à 4 Millions ; ilest vrai qu’il y avoit des non-valeurs Sc en effet la Province n’auroit psi porter une sommetellement exorbitante, si toutefois il n’est plus juste de dire que comme la Province n’étoit pasalors accablée par la multiplicité des droits nouveaux, elle étoit plus en état de payer quatreSureau des Millio ns qu’elle ne l’est aujourd’huy d’en payer deux. Cette augmentation des tailles a donnéde Riom! P retexte à la multiplication des Offices de Tesoriers de France, quoique dans la vérité il u'yait aucune connexité de l’une à l’autre ; en ifyi les deniers de la taille d’Auvergne étoientencore payez au General des Finances établi à Lyon. Le Roi Henry II. créa alors un1 Trésorier