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Tome second.
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'vre.

Des Ou<vriers.

x 66 Eïat i> e la F r à k c e.

Ri o m. de noix, il n’en sort point non plus d’Auvergne, ainsi tout le débit que la Limagne peut Faireles Etrangers se réduit au chanvre & à la toile. Quant à la haute Auvergne, on peuts’asieurer que ce qui l’enrichiísoit davantage étoit le nombre extraordinaire doses Habitans quien sortoient tous les ans pour aller travailler en Espagne aux gros ouvrages que les Espagnolsn’ont pas coutume de faire par eux mêmes : on croit que l'Auvergne feule fournissoit plus de6000 de ces Ouvriers qui rapportoient chaque année environ 800000 1 . de bonnes eípecesdans le Pais j mais la guerre commencée en 1688, ayant irrité les Espagnols, ils ont com-mencé à maltraiter les Ouvriers, & à présent il n’y en passe pas la moitié du nombre précé-dent. L’Auvergne fournit encore à la France, à l'Italie & même à l’Allemagne un grandnombre de Chaudronniers 8c de Scieurs de long, c’est à dire, d’Ouvriers travaillans à scierdes planches ; le nombre 8c le gain de ces deux derniere espèces d’hommes n’étoient pas an-térieurs à ceux des Ouvriers d’Espagne, mais cette seconde ressource souffre aussi une extrêmediminution depuis les dernieres années de la guerre, ce qui n’apporte pas un médiocre préju-DesManit- dice à la Province. A l’égard des Manufactures, l’Auteur met au premier rang celle desfactures. points de France d’Aurilkc & des environs, il dit qu’il s’y confommoit autrefois jusques à doDes peints & 70000I. pour payer les Ouvriers, mais qu’à présent le meme payement ne va pas àjooool.Y dent d- p arce q Ue p usage des dentelles est extremement diminué, il en est de même à proportion desdentelles façon de Flandres Lc d’Angleterre, qui se faisoient à Murat, la Chaise-Díeu, à A-lauche Viverols Lee. lesquelles toutefois sc soutiennent mieux que les points, parce qu’ellesfont moins cheres 8c que le débit cn est plus facile. La JManufàcture des Camelots 8c Eta-mines de laine, qui sc font à Ambert, Cunlhat, Oliergues, Sauxiknges, Lee. est fort consi-'derable ; le débit s’en fait tant dans les Pais étrangers qu’à Toulon ou Marseille pour les ban-derolles des vaisseaux, même pour des ornemens d’Eglisc ; il se fait aussi à St. Flour de petites-Etoffes que l’on nomme Burailles 8c Cadis, qui font de fort bon débit. La quincaillerie deThiers Sc des environs occupoit autrefois plus de f ooo familles, elle consiste en k fabriquede couteaux, ciseaux, rasoirs & des Etuits ; on transporte cette espece de marchandise enEspagne Lc este paffoit de là dans les Indes, aussi bien que les cartes à jouer, l’une & l’autreavost aussi leur débit dans le Royaume, en Italie Lc dans l’Allemagne, mais ce commercesemble s’être anéanti Lc l’on n’en peut esperer le rétablissement que par k paix. II y a unautre petit commerce à Leroux, Ambert 8c Croupiere, qui est de filet 8c de fil bleu, pourmarquer le linge, il a souffert aussi sa diminution, quoique beaucoup moindre. Mais k plusimportante de l’Auvergne est certainement celle du Papier, cjui sc fabrique à Ambert, Thiers,Dtt f aster, (ghamalieres près Glermont 8c dans les environs ; c’est de là que sortent tous les papiers quisc débitent dans toute l’Èurope pour les belles impressions, pour les estampes, pour les Thèses& en o-eneral four tous les beaux ouvrages, il sortoit tous les ans pour 80000. Ecus de pa-pier de ces trois endroits, mais k quantité d’impositions qu’on y a mises a fût abandonner letravail à la moitié des Maîtres Papetiers, 8c k moitié des moulins sont actuellement en cho-m ;; e Les Hollandok Sc ses Habitans de Geneve qui font obligez de se fournir de papier en• Auvergne, ont essayé par le grand nombre d’Ouvriers qui ont passé chez euxd’étabhr de sem-blables Manufactures > cependant ils n’ont pû y réussir, les eaux des lieux a-deffus marquezavant une vertu spécifique pour donner k blancheur * au papier 8c une solidité qui ne peut

être imitée ailleurs. La Tannerie est encore une Manufacture considérable, il y en a d’éta-Des cuirs.] c

mines.

Quincail-

lerie.

Du fil cy

filet.

Des be/íi.aux.

De;

rages.

biles à Clermont, Riom, St. Flour, Maringues, Chaudes-aigues, Auzon 8c prelque danstoutes les Villes de 1 a Province ; le débit des cuirs sc fait à Lyon. A l’égard du commercedes bestiaux, qui fait íàns contredit k principale ressource de l’Auvergne, on ]e peut consi-dérer de deux façons, par rapport à k vente qui sc fait des bœufs, vaches 8c moutons, soitaprès qu’ils sont engraissez, soit pour le labourage, soit pour le remplacement nécessaire auxProvinces voisines 8c par rapport au produit actuel des bestiaux, qui est le lait, le fromage,

. „ k laine 8tc. Les pâturages de l’Auvergne sont partagez par rapport à ces différons usages!, atu? que l’on fait des bestiaux, les uns sont éxcellens pour k graisse, les autres pour le lait, don t

* Peur Solidité fasse ; mais four lu blancheur, le papier de Hollande l’emforte*