Etat de la France.
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Mont- ìection de Lomagnes. Le Marquis d’Ambrés est Lieutenant General pour le Roi de touteauban. Ja haute Guienne, qui se réduit précisément au département de Montauban, les Lieutenansde Roi particuliers, qui ont levé les Charges créées par l’Edit de 1695, font le Sieur de laDcvefe pour le Quercy, le Comte de Pusols dans la Haute Rouergue & le Marquis deTauriac dans la baffe ; les autres font encore vacantes. Le Baron de Fievrac a achetéle Gouvernement de Réalville dans l’EIection de Montauban ; le Sieur de Meynard aacheté celui de l’Iste en Jourdain dans Election de Lomagne ; le Sieur de ProheaqueConseiller à Toulouse celui de Muret. Les Gouverneurs anciens qui ont été conserveznonobstant la création, sont le Duc de Rocquelaure à Leictoure, avec le Lieutenant deRoi, qui est le Sieur de Sauvillan, de la Maison de Mauleon & le Sieur de la VillettePaillerots à Saint Antonio en Rouergue.
Le Gouvernement particulier du Pais de Foix, vacant par la mort du Marquis de Míre-
poix, a été rempli du.Le Lieutenant de Roi de ce même Païs est le Sieur de Gérés
& le Gouverneur particulier de la Ville de Pâmiers est le Marquis de Lordat, qui en a ac-quis le Titre suivant l’Edit. A l’égard de la Maréchaussée de cette Généralité, P Auteurdit qu’elle étoit du ressort de celle qui avoit été créée Generale pour toute la Guienne &dont M', de Cavoye étoit pourvu, lorfqu’il en a remis la Charge entre les mains duRoy,qu’il y reste néanmoins une Maréchaussée Provinciale pour le Quercy dont le Chef doitrésider à Montauban & le Eieutenant à Castors ; leur Compagnie est de 24 Archers : Qu’enRouergue il y a deux Více-Senechaussées établies, I’une à Villefranche, dont la Compagnieest de 15 Archers & l’autre à Rhodez de 8 Archets & qu’en Armagnac il y a pareillementdeux Vice-Senechaussées, l’une à Leictoure de 12 Archers & l’autre à Auch de 8 soule-vé l’A>- ment. L’Auteur traite ensuite de T Arriere-ban & dit que la Convocation s’en fait par ordrerare ban. Roi devant les S en échauffé es ou Juges Mages des Provinces & que quoique régulière-ment parlant!’Assemblée Generale s’en dût faire à Montauban, comme Chef de la Généra-lité, néanmoins pour une plus prompte éxecution des ordres de S. M. elle s’est faite tantôtà Leictoure & tantôt à Auch, suivant les lieux où l’on destinoit de le faire servir. L’Au-Des Ma- teip finit ce détail, en disant que 1 on a commandé pendant la derniere guerre jufqu’a 450teiots. Matelots pour le service de la Marine, en les prenant parmi les bateliers ordinaires des Riviè-res qui traversent le Département & il ajoute que dans un besoin en pourroit lever jusqu’à 600 .
J’ajouterai à cet Article, ce quel’Auteur rapporte dans un autre endroit,des Etapes dela Généralité, des Quartiers d’hyver & de la Noblesse ; ces disserentes matières ayant àmon avis un rapport essentiel au Gouvernement militaire, qui fait qu’elles font déplacéesà la fuite des Finances où l’Auteur les a mises dans son Mémoire.. A Pegard des Eta-pes il dit que leur consommation, pendant la guerre du Prince d’Orange, n’a pas montéà plus de 100 ou 120000 1 . & que depuis la Paix elle n’a point passé 50000 1 . il est vraiqu’il n’y comprend pas la dépense qui se fait au Païs de Foix pour le même sujet par ceque cette petite Province la porte en pure perte & que l’on y leve une somme plus oumoins forte qui y est destinée pour tenir lieu des charges generales auxquelles elles necontribuent pas fi fortement que le reste de la Généralité. L Auteur ajoute à cela un dé-tail des routes ordinaires des Troupes qui n’est pas de grande utilité. Puis passant à Tar_erS ticle des quartiers d’hyver, il dit que Ion ne fait hiverner dans le Département pour l’or-. dinaire que des Troupes de Cavalerie qui font logées ou par Compagnie dans tous lesgros lieu k, ou assemblées dans les Villes principales, à l’exception de Montauban, au-quel cas on leur prépare des maisons vuides en forme de casernes, defquelles le Roi payele loyer-, les lits y font fournis parla Bourgeoisie&elle en est payée comme d’un louagefurie pied de 21 s. 8 d. par mois pour chaque lit ; mais, le Pays de Foix souffre encore àcet égard une distinction fâcheuse sor le même principe du peu d’argent que le Roi en tirequoi qu’il soit estimé auffi riche qiraucune Election de la Généralité; l’Auteur ajoute qu’enTannée 1699, il y avoit dans fa Province six Regimens en quartier, Tun dans la Comté deFoix, dont4 Compagnies a Pâmiers & 4 a Foix, un autre dans la Gascogne, dont 4 Com-pagnies à Leictoure & 4 à Gimont, un autre dans le voisinage de Montauban, dont 4Compagnies à Moiíïac & 4 autres à Verdun, un autre partagé entre Cahors & 8t. An-ton in ;
Etapes,
Puartiersd'/jjver.