1<)S E T A T D E L A F R A N C E.
Mont- f 3. te Sieur de h Terce. Le f4. le Comte de Pcquillan St le Sieur de Paillés du nom deauban. Villemur. Le ss. le Sieur de Salerin du nom de St. Pastons. Le f 6 . le Comte deParaberá* ji y a du nom de Beaudan. Le f 7. le Marquis de la Garde du nom de Montluc Laíîèran. Le f 8.
7e MS 1,inS ^* eur de Laíîèran Menfen * Cofme. Le 79. le Marquis de St. Lary St de Campagne, dela Maison de Montlezun, des anciens Comtes de Pardiac. Le 6o. le Comte de Foix Rabatde l’ancienne Maison de Foix. Le 6 1. le Comte de Dalon Brigadier des Armées. Le 62.le Marquis de Cazaux du nom de Beon. Le 63. les Comtes de Fimarcou St Marquis de Til-ladet du nom de Cassaignet. Le 64. le Comte de l’Allié, beaufrere du Maréchal d’Estradesdu nom du Pin. Le 6 s. le Sieur de Brats du nom de la Hiliere. Le 66 . le Sieur de Daula-niere du nom du Puy, il prétend y avoir eu deux Grands Maîtres de Malthe de fa Maison,qui a fait plusieurs Branches. Le 6y. les Sieurs du Boulîèt St de Bressure du nom du Goût,que portoit le Pape Clement V. Le 68. le Sieur de la Mothe Lussan, du nom d’Esparbes,ainsi que Monsieur d’Aubeterrc. Le 6p. le Sieur de Puillegur avancé dans les Armées Stcelui qui est habitué a Soissons sont du nom de Chastinet. Le 70 le Marquis de Castel sa-grat du nom de Gironde. Le 71 le Baron de Villemade, du nom de Bar. Le 72. le Sieurde Garonne du nom de Luppé qui a diverses Branches St enfin le 73. le Marquis de Puy laRoque du nom de Vignes.
Remarques Avant de finir les considérations gencrales fur ce Département, il reste à dire quelque choseparticu- p ar ra pp or t aux Religionaires, au Gouvernement particulier des Villes & à certaines Jurisi.p es 'hu- dictions telles que les Eaux St les forêts. A T égard des premiers, l’on fçait que dès l’annéeguenots, 1761. k Ville de Montauban devint un de leurs plus importons établiíîèmens, ensorte quedans la fuite elle n’a pas tenu un moindre rang dans le Party que celle de la Rochelle ; c’estpourquoi les Huguenots venans s’y habituer en foule inondèrent bientôt tous les environs, ou-tre les établiíîèmens qu’ils firent à St. Antonin, Figeac St autres lieux écartez, une grandepartie de la Roùergue se livra à la nouvelle Religion : Millau la reçeut par la délibérationcommune des Habítans St comme les Montagnes du Languedoc étoient aussi remplies d’Hu-guenots ils se foutenoient les uns St les autres dans ces Quartiers Sc augmentoient tous lesjours le nombre de leurs Temples St de leurs Consistoires ; mais le Canton ou l’Heresie a faitdes progrès plus extraordinaires, a été la Province de Foix ou il n’y eut aucune Ville quiput se destèndre de la recevoir St où les Catholiques furent étrangement persécutez. L’Ar-magnac St la Lomagne eurent aussi leur part dans le changement. On a compté 3 3 Tem-ples dans la Généralité, ce qui sc doit entendre de ceux qui ont subsisté en temps de paix,mais sous le Régné glorieux du Roi il y en avoit eu déja une grande partie de détruits lors-que par la révocation absolue de l’Edit de Nantes il a jugé à propos d’interdire la ReligionCalviniste, de faire abbattre St raser le reste des Temples St d’unir aux Hôpitaux des lieuxles revenus des Consistoires. L’Auteur ne dit rien de la maniéré dont cette Révocation a étéreceuë dans fa Province, des effets qu’elle y a produits, ni du nombre des Religionaires qui yDes Mains ont été St qui y restent encore. A Pégard des Maires St Confols du Département, il fauterCfl». fçavoir que l’usage général leur attribue diverses fonctions judiciaires, outre la Police qu’ilsexercent de Droit commun. L’institution des Maires est nouvelle, les Charges qui ont étécréées dans toutes les Villes du Royaume ont été levées dans la Généralité de Montaubanjusqu’au nombre de 170, mais comme le Roi a donné une permission postérieure aux Com-munautez de les rembourser, cette quantité diminué tous les jours St les Villes rentrent peu àpeu dans leur ancien droit de choisir leurs Magistrats. Au surplus comme les Maires sont en-trez aux droits des Consuls, il ne convient point de faire entr’eux de distinction, en effet ilsont l’usage des mêmes habits de cérémonie, sçavoir dans les Villes du premier Sc second or-dre, la robe mi partie de rouge St de noir, dans les petites Villes Bourgs St gros Villages, il sne portent que le chaperon rouge qui est ce qu’on appelle la livrée Consulaire St enfin dansks psos petites Communautez ils n’ont aucune marque de distinction. Quant à leurs fonc-tions, ses Maires St Consuls qui portent la Robe St le Chaperon sont tous Juges de Police Scpour la plupart ils ont la Justice criminelle, concurremment avec les Juges ordinaires : l'ap-pel de leur jugement ressortit nuëment au Parlement, mais pour ceux qui n’ont point de II-