État de là France. z45
service du Roi qui l’a portée à outrer ses forces pour païer ce qu’il lui a phrd’en exiger. Bag- Bou-nieres a été si fréquentée des Romains que l’on y découvre journellement des marques'de lasplendeur où ils l’avoient mise en Considération de ses bains chauds, dont ils faífoient un grand Bagnmes:-ufage par tout où ils en trouvoient. On a toujours remarqué une antipathie extraordinaire Rc js ort deentre les Habitans de la Bigorre 8c le Bearnois, cela fait que comme les recettes du Pais se de- Blgorre 'livrent entre les mains de Receveur General de Pau, les Etats ne manquent jamais d’ajou-ter pour clause à leurs délibérations que cette délivrance ne fera point tirée a conséquencepour les assujettir à la Chambre des Comptes de Bearn 8c de Navarre, il a dèja été observéque la Bigorre est du ressort du Parlement de Toulouse, de l’Intendance de Pau pour le Do-maine 8c de la Généralité de Bordeaux pour le surplus : il y a lieu de croire veu son éloigne-ment du centre de ce Département que l’on a evité de la joindre avec des Provinces qu’elleregarde comme ennemies par une prévention fort ancienne.
L’Auteur a ci-devant marqué que le Pais de Maríân est compose de la Ville du Mont de ^ * Iar ‘Marsan 8c de sa Banlieue qui contiennent 744 feux taillables 8c de ce qu’on appelle les Bastil-les, c’est à dire les autres habitations du territoire qui en contiennent 1484, toute cette éten-due est abonnée à paier 8000 1 . pour l’imposinion que l’on nomme Subsistance des Troupes 8c4yool. pour l’ancien don, ^imposition y est réelle, quoiqu’à l’égard de lá Ville principale lesMaires & Jurats qui font le Toile de l’imposition aient ordinairement quelques égards à l’in-dustrie. On datte le commencement de la Ville du Mont dé Marsan à l’année 1140, Pierre Mont dede Marsan époux de Béatrix Comtesse de Bigorre en est reconnu l’Auteur, cette Place est si- " '
tuée à l’extrémité des petites Tannes, il croît du vin 8c des seigles dans ses environs 8c .la Ri-vière de la Douze qui y passe y commence d’être navigable après fa jonction à la Midòuze.
Grenade est l’un des lieux principaux des Bastilles de Marsan, il est situé sur l’Adour quij 6 "”^**
les hyvers ou dans les grosses eaux commence d’y porter bateau. Les impositions de ce Can-ton font portées à 1 a recette generale de Pau, comme celles de Bigorre, mais la principalecharge du Pais est celle des étapes qui font portées en pure perte parla totalité des lieux dontil est composé 8c cela va souvent bien haut pour une petite étendue. Le Pais de Labour est d» Pa Vcomposé des Communautez comprises entre l’Adour 8c les limites d’Elpágfte, la basse Navarre^ Lahtur ‘8c la mer, on y en compte 38, dont 30 forment l'Assemblée commune qu’ils nomment le Ses Etats ‘Beliac, c’est le Sindic du Pais qui la provoque en conséquence d’une permission du Bailly, ony résout toutes les affaires qui fe présentent 8c qui se font trouvées en quantité pendant laguerre, car quoique le Pais soit franc, les assures extraordinaires y ont eu leurs cours.
Les Communautez du bord de la mer sont toutes remplies de gens de marine dont la pro-fession particulière est d’aller aux pêches de long cours, St. Jean de Luz 8c Sibourg en font st. Jeanles lieux principaux, ils ne font séparez que par une petite riviere nommée la Muette, près &l’embouchure de laquelle est le Port de Socas dont il a été parlé, les Villes font peuplées degros Marchands qui font la depense des armemens, des Maîtres 8c Capitaines de navire 8cdes autres gens de mer, d’ailleurs la terre du Pais est ingrate, on n’y recueille presque rien 8cles Habitans tirent leur subsistance des Lanncs 8c de Dax par la voie deBaionne, on fait quel-ques nourritures de bestiaux au voisinage de l’Eípagne 8c il s’y trouve aussi des bois. Les Basques.Peuples de ce Canton sont appeliez Basques par un nom approchant de leur ancienne appella-tion Bafcos dont on a tiré ceux de Vascos , Vzscons 8c enfin Gascons , de sorte qu’on peut lesprendre pour les restes de ces anciens peuples qui sous k premiere Race de nos Rois vinrentRétablir dans 1 a Novempopuknie, ils ont une langue particulière, font bien faits pour laplupart, hardis 8c fort alerte, le Pais de Soulle 8c la basse Navarre sont peuplez de la mêmeNation. Ustazils est le lieu de résidence de leur Justice. H n ’est pas nécessaire de rien ajou-ter à ce qui a dèja été marqué de leur commerce avec les Espagnols, même en tems de guerre,puisque c’est un uíàge commun à toute la Frontière. Le Païs de Soulle est le dernier de k d» pa y sGenerahtê, il est aussi franc que celui de Labour des impositions ordinaires, mais il s’est senti ^ SouU ‘ ;aussi bien que lui des affaires extraordinaires auxquelles les nécessitez de la guerre ont engagék Cour, il renferme 69 Paroisses assez mal peuplées 8c 810 feux, Mauleon en est la Capitale,son extrémité Méridionale aboutit à k Navarre 8c à i’Arragon 8c comme les passages n’y sontTom, II. T ttc pas