Etat de la France.
St. Maurice du nom de Pons en Xaintonge, les Sieurs de Canan de Conazac,de Trechebout, Bor-de Clennorit & de Moucet. Tout cet article regarde proprement le Perigord ou'il dit êtreDEAux.le quartier de la Guienne où il y a le plus de bonnes Maisons. Voicy celles dont il parle dans' ^ '
le reste de la Généralité, le Marquis de Poyane dans P Election des Lannes, son grand pere&son oncle étoient Chevaliers de l’Ordre, le Vicomte d’Orthe de la Maison d’Apremont, l eMarquis de Pinton du nom de St. Martin ainsi que les Sieurs de Laucandolle & de Donazie,le Marquis de Fimarcon, les Sieurs de Montcarsin, le Comte de Campagne Sc le Marquis deSt. Lary l’un des Barons de Bigorre tous du nom de Montlezun, le Marquis de Teobon dunom de Rochefort, lé Marquis de Valence du nom de Timb’rune. Le Comte de Clermon^en Agenois Sc le Sieur de Birac du nom de Narbonne, le Sieur de Montsegur, le Comte deLan, le Baron de Fumel, le Sieur de Flamarin, les Sieurs de la Poujade Sc de Cours du nomde la Goûte, le Sieur de St. Hille, le Marquis de Poudenas, le Marquis de Boiste, les Sieursde Sivrac Sc de Bleignac du nom de Durfort, le Marquis de Lavedan premier Baron de Bi-gorre, le Sieur de Bazillac & enfin le Sieur de Castel Beinac de la Branche de Navailles. L’Au-teur s’excùse de ri’en pas nommer davantage de peur de trop charger son receuil.
J’ai cru pouvoir terminer cet Extrait par une réflexion que l’Auteur a donné dans le corp s Conclu-de son Ouvrage fur l’état où l’on pourroit mettre aisément le revenu du Roi dans cette Ge-^ on ‘neralité fans fouler le Peuple & il le fixe à óyoooool. dont il en compte 3600000 1 . pour leproduit de la comptablie, deux millions pour la taille & le reste pour tous autres droits usiteZdans la Province. Mais il ne fixe pas avec la même précision les moiens qui pouvent y ap-porter un argent suffisant pour donner la facilité de paier une si grosse charge, car après avoirdit que le commerce attire de Pargent d’Espagne 6c que les Peuples reculez de la Gascognequi vont travailler dans ce Roiaume en rapportent des especes avec lesquelles ils acquirent leursimpositions, il retombe fur les droits de comptablie dont le sel ôc le vin sorfnent le principalproduit, ainsi il reconnoit, sans le dire, que la culture de la terre est en Guienne comme partout ailleurs le principe de l’opulence & même il donne lieu de pouffer cette idée bien plusloin en àsseurant qù’il n’y á point de partie de l’Etat François qui ait moins cultivé les manu-factures que la Guienne, il ajoute néanmoins qu’a Bordeaux la tannerie est fort considérableen Perigord les forges, & les cochons en Bigorre, Soulle & Labour les eípeces d’Espagne, enPerigord & en Albret près Casteljaloux le papier dont on se sert communément en Hollandepour Pimprimerie.
Fm de la Généralité de Bordeaux,
Extrait