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Tome second.
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364 E t a t v e i* a France.

Lyon. qu’élle vienne des bois de ce CantoU pu il y en a- bien moins que dans, tout le voisinage. II y'a une autre petite ville aux extremitez du Lyonnois 6c du Beaujolois nommée Anse, dans kqquelle il s’est tenu anciennement dés Conciles. Les Villages ôt Bourgs des environs de Lyon,font ornez de maisons de bons Bourgeois, qui tous veulent avoir des jardins à la campagne:ils y depensent ordinairement beaucoup d’argent 6c rarement y Yoit-on rien qui réponde à leurdépense. . - . • •

Histoirege- L’Auteur passe à l’histoirê generale 6c particulière, cn disant que tous les Peuples de la Ge-,^^^neralité étoient d’abord nommez par les Romains Segusiani libers mais qu’ayant été réduits:peu après en Province, ils furent, compris dans la Lyonnoife premiers; que les Bourguignonss’en emparèrent au déclin de l’Empire êc.qu’ápijèsk ruine de seqr Etat ils passeront fous la do-mination des François juíques à l’an 870. que Charles le Chauve ayant chassé Gérard deRouf-sillon du Gouvernement du Lyonnois 6c du Dauphiné, donna le premier à un nommé Guil-laume, lequel partagea le Pais à ses trois enfàns, parce que ce fut alors que les Seigneuries de-vinrent héréditaires d’amovibles qu’elles étoient. auparavant ; depuis cela le , Beaujolois a eu.ses Seigneurs particuliers dont il sera parlé dans la fuite. Mais à i’égard du Forest 6c du Ly-;onnois ils ont été possedez tantôt ensemble 6c tantôt sepaverftent, jusques à ce que le Comtéde Lyon passa dans la Maison de l’Archevêque 6c du Chapitre par les moyens suivans. Onrapporte Rétablissement du second Royaume de Bourgogne à l’an 888 : Bozon en fut le pre-mier Roi, mais íâ postérité s’étant éteinte, Rodolphe I. y fut appellé : íon petit fils Conrardépousa Mahaud sœur du Roi de France Louis d’Outremer, qui en considération de ce ma-riage céda la Souveraineté de Lyon à son beaufrere. Ce Prince eut deux enfaps RodolpheLc Burchard j celuicy fut Archevêque de Lyon, 6c, soit en vertu de l’avantage de sa naissance,íoit par la foiblesse de soir frere qui le fit surnommer le Lâche, il s’attribua 6c transmit à sesSuccesseurs une autorité presque souveraine dans 1 a Ville. Rodolphe étant prêt de mourir fansenfans appella à fa succession les Empereurs d’Allemagne en la personne de Conrad le Salique ;6c depuis lui, tout ce qui avoir appartenu aux Rois de Bourgogne fut réputé terre de l’Em-pirej mais les Seigneurs 6c l’Archevêque en particulier profiteront encore mieux del’éloigne-ment des Princes Allemans, qu’ils. n’avoient Élit de l’imbécillité ;de Rodolphe. L’Archevêqueobtint de l’Èmpereur Frédéric Barberousse en 11 sj une bulle solemnelk confirmative de tou, ?les privilèges de son Eglise 6c dèja dès l’année 106 z il y avoir eu une transaction entre lui 6c leComte de Forest, par laquelle ce dernier consentit de partager avec le Clergé tous les droitsutiles 6c honorables du Comté de Lyon. Environ l’an 1160, les contestations recommencè-rent entr’eux, mais le Roi Louis le Jeune aiant désiré qu’ils s’accomodassent, la même trans-action fut confirmée en 1167, ce qui dura jusques en x 173, que pour le bien de 1a paix 6cpar l’avis du Pape il s’en fit une seconde par laquelle le Comte de Forest céda à l’Eglise deLyon tout ce qui lui appartenoit, tant dans la ville, que son territoire, avec quelques serres enBresse & en Dauphiné 6c l’Eglise lui céda en échange plusieurs Seigneuries qui lui apparte-noient en Forest 6c en Beaujolois avec une somme de 1600 marcs d’argent pour la plus valuedes choses cedées par le Comte. C’est depuis cette Epoque que les Comtes de Forest ayantdiscontinué de prendre le titre de Comtes de Lyon, les Archevêques 6c les Chanoinesse sefont attribué sens nulle contestation. Cette Seigneurie comprend, outre la plus grande partiede la ville, environ quarante Patoisses du plat Pais, qu’ils possèdent en toute Justice, 6c leurvaut plus de 40000 écus de rente, dont l’Archevêque a le tiers 6c se Chapitre les deux au-tres. II ssebserve encore aujourd’hui que quand R Archevêque est installé ou qu’un Chanoineest reçu, ils prêtent serment d’observer cette transaction, entre ses mains du Lieutenant Ge-neral de k Ville, en présence du Procureur du Roi.

L’Auteur rassemble icy quelques observations particulières i°- Que 1 e second Royaume deBourgogne, ni l’Empire après lui, n’ont rien poísede au de là des rives orientales du Rhône 6cde la Saône, à l’éxception de k Ville de Lyon 6c que cette distinction subsiste encore dans lana.vigation, où l’on appelle côte de l’Empire tout ce qui est à gauche de ces rivières ; 6c côtedu Royaume tout ce qui est à k droite. La Dombes même s’appelloit communément seBeaujolois de la part dc l’Empire. z°- Que le cours de ces rivières a toujours été censé du

Royaume,

Observa-tions par-ticulières.