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Tome second.
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Etat de la France. 371

rhieu de Takru en devint possesseur au droit de sa femme, Béatrix de Marcilly : en 137 6 son Lyon,onde Jean de Talaru devint Archevêque de Lyon 6c Cardinal ; cn 1389 Ame de Talaru fils'^TÂT'de Mathieu fut aussi Archevêque. La terre de Chalmazel a été le partage d’un cadet dont la Talaru.branche subsiste encore 8c reste la seule du nom ; outre cette Seigneurie le Marquis de Chal-mazel possede encore dans le Lyonnois la terre de Bessenay, & en Forest, celle de St. Marcel,de Phelins 8c d’Escostay qui en est la quatrième Baronie : cette derniere a été le partage d’unefille mariée dans la maison de Pierre-fort la Roue en Auvergne, dont la fille a épousé le Mar-quis de Rivarolles. II y a en Lyonnois un petit Fief nommé Talaru possédé à présent par leMarquis de St. Forgeux, auquel il produit 4 à foo L de rente que l'on tient être l’origine^^ dfde la Maison qui en porte le nom. Sainte Colombe est une Paroisse du Beaujolois possédée su cvde rems immémorial par une Maison qui ne rapporte néanmoins des titres que depuis l’an 1300,^^.elle est divisée en trois Branches, l’ainée a ajouté le nom de Nanton au sien à cause d’une hé-ritière qui y entra en 1771 ; la seconde porte le nom de St. Priest-la Roche, terre qui y estentrée avant 1400 ans par l’alliance de Catherine de Monteux ; la troisième porte celui deLaubespin en 1710. La terre de Varennes est un Fief dans la Paroisse de Quincié en Beau- Maison à*.j oiois, possédée par la Maison de Nagu depuis 200 ans j le Marquis de Varennes d’à présentest Lieutenant General des armées du Roi, son pere i’étoit aussi, son ayeul reçeut l’Ordre duSt. Esprit en 1633, son bisayeul étoit Gouverneur de Maçon. En 1773 le Seigneur de Va-rennes acquit du Duc de Montpensier la Justice des Paroisses de Quincié 6c de Marchamp : en-fin en 1400 Jean Nagu étoit Bailly de Beaujolois, c’est là que l’Auteur termine ses observa-tions for les lieux principaux 6c les Maisons illustres de la Province.

Paíîànt à l’Etat Ecclésiastique, il remarque que la Généralité contient cinq cens vingt trois Etat de]Paroisses 6c soixante une annexes, desquelles le Diocèse de Lyon en renferme Z98 des premi-^ffjeres 8c 70 des secondes ; celui de Maçon 68 Paroisiès 8c quatre annexes ; celui du Puy 1 q. Généralité-,Paroisses 8c une annexe ; celui de Clermont neuf Paroisses 8c deux annexes 8c enfin celuid’Authun huit Paroisses. Comme la Ville de Lyon étoit la principale des Gaules, lorsque Parais^l’Evangile commença d’être annoncé aux peuples, on peut juger qu’elle mérita dès premières 01 ■ D!0C ' e Ml’attention des Apôtres qui étoient les distributeurs de la Parole de Dieu. C’est en effet dt

qui arriva, puisque St. Pothin Disciple de St. Jean l’Evangeliste y vint dès premiers 6c qu'ilfut soutenu dans son travail par St. Irénée 8c scs compagnons, que St. Polycarpe y envoyapeu après. Le premier s’arrêta à Lyon, les autres que l’on nomme Andoche, Besogne 8c s *

Tir se furent porter la lumière dans les villes voisines 6c fondèrent les Eglises d’Authun, deMacon, de Langres 8í de Chalons qui font encore fuffragantes de celle de Lyon, c’est ainsique l’on prouve la supériorité de l’Eglise de Lyon, en qualité de Métropole dès l’origine de laReligion, on voudroit établir avec la même évidence 6c de même titre d’antiquité la DignitéPrimatiale dont elle jouit, mais cela n’est pas si aisé, 6c après avoir examiné la matière, on estcontraint d’avouer qu’elle doit son établissement aux concessions des Papes Grégoire VIL en1078 8c Urbin II. en 1097 6c 1099. Par ces Bulles les Métropoles de Sens, de Tours,

Rouen lui font assujetties, mais leur éxécution a causé beaucoup de troubles, la Métropole deRouen s’en est soustraite deffinitivement par un Arrêt du Conseil qu’elle a obtenu depuis peu,mais celles de Tours, Sens 5 c Paris nouvellement érigée, y font à présent soumises fans aucuncontredit : ainsi quoique plusieurs Archevêques de la Chrétienté prennent le titre de Primat,

°n peut dire que celui de Lyon est le seul qui en exerce véritablement la fonction, 11’y aiant SeS ^ a í-que lui qui ait des Métropoles dans fa dependance. C’est ce qui fait que la Jurisdiétion Ec-clésiastique a trois Tribunaux différons dans le Diocèse, l’Officialité ordinaire, la Métropoli-taine 8c la Primatiale, ce troisième degré de Jurisdiétion ne reconnoit aucune difference desParlemens 8c reçoit tous les appels qui y font portez, les Archevêques de Lyon aiant obtenudes Lettres patentes à cette fin par rapport au Parlement de Dijon : il n’y a rien de décidépar rapport a ceux de Bretagne 8c de Rouen, les cas ne s’étans pas rencontrez, d’ailleurs il ya des Ossicialitez en Bresse 8c en Franche Comté pour la Justice ordinaire de la Metropoli- D -„ ct /itaine. Le Diocèse de Lyon en général est divise en dixneus Archipretrez, defquels dix sont ( ‘ c Ty on *en Lyonnois, Forest 8c Beaujolois qui comprennent les 398 Paroisiès dont il a été parié .

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