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Tome second.
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Et Ai T DE LA Fr a. n ce. 403

& Bfeaucroissant. Enfin les mines de plomb 8c autres minéraux font à Allenard, Laval, la D a u-Corse, Largentiere, Lesches, 8c Beautieres- & à PAnnage. ph i n e-

Outre celà on fait des foyes dans toute la Province, à l’éxception des lieux où la terre esttrop froide, tels que les Baillages de Briançon, Ambrun, Gap, le haut Viennois, & le Grai-sivodan: ce commerce augmente même tous les jours. On trafique des bois dans tout leDauphine, hors la plaine, où il n’y a point de Forest ; on fait des draperies presque par tout,des gands en divers lieux, des canons de fer à St. Gervais, des ancres à Vienne 8c dans la mêmeVille il y a une fort belle manufacture pour mouliner 8c devider la foye. Ce grand nombred’ouvrages occupe necessairement un grand nombre d’Ouvriers, mais comme, à l’éxceptiondes fabriques de St. Gervais 8c dfe Vienne où les travaillans demeurent ensemble, tous les arti-sans íbnt épars en divers endroits, l’Auteur croit impossible d’en fixer la quantité: il fe con-tente de dire que la draperie est l’ôuvrage qui occupe d’avantage les hommes, comme le filagede la laine & dfe la foye &C la-couture des gands font les occupations- principales des femmes,ce qu’il faut entendre néanmoins du tems où la campagne n’exige pas les travail-des uns 8c desautres ;, car ses hommes préfèrent le labourage à tout le reste, ainsi que la façon des vignes Scils le'font prudemment puisque c’est le fonds de leur subsistance. Les Ouvriers font tous na-turels- du Pais Scieur nombre est suffisant pour la-quantité d’ouvrages qui fort de leurs mains,on en avoir fait venir de Suede pour la fonte des canons de St. Gervais j & d’Allemagne pourtravailler aux fers blancs dfe Vienne; mais cette derniere manufacture ne subsiste plus au granddomage dfe la Province Sc de tout le Royaume; à l’égard'de la premiere les gens du Pais ontsi bien pris-la- manière de fondre, que leurs ouvrages -sont- parfaits dans leur genre & qu’ilsn- ont plus. besoin-des secours étrangers. If n’est sorti- du Royaume du nombre de tous lesOuvriers que quelques nouveaux convertis à Poccasion de la Religion, ce qui fait dire àl’Au-teur que c’eftune cause accidentelle Sc non la diminution du Commerce qui les a obligez à feretirer. II explique ensuite lfes qualitez particulières des ouvrages du Dauphine, dont il loue^ all/ezen général la bonté dans chaque espece, il : avoue néanmoins-queles draps, serges 8c estâmes quig «. ouvra 'y font fabriquées sont très.-g-roffiers, mais comme ce n’est pas un vice dans l’efpèce, ils avoientci-devamt un débit extraordinaire surtout en Levant, Sc il n’a cessé que par le peu de fidélitéquits’est trouvé dans la fabrique, quelques ouvriers ayant employé de la pelade au lieu de bon-nes laines; d’autres négligé dans le tissij dfe mettre le nombre de fils necefïàires; d’autres en-fin-ayant manqué dans Papprêt Sc dans la soûlerie. Ces défauts ont tout à fait enlevé la ré-putation des draperies de Dauphiné : on prétend aujourd’hui la rétablir par une plus éxacteobservation des reglemens du Commerce.

Enfin l’Auteur fait l’énumeration des plaintes des negocians, au sujet de la géhenne qu e Plaintesl’on donne gratuitement à leur commerce, fans qu’il en- revienne aucun profit au Roi & à-l’E-.^/^"tat en, général. i°- Le Fermier des droits du-Roi fait payer ladouanne de Lyon pour les mar-chandises originaires de Dauphiné qui sont transportées en Auvergne, Lyonnois, Forest ScBeaujolois, de même que pour celles qui font tirées des mêmes Provinces pour être consomméesen Dauphiné. 2 -°- Les Gardes établis aux passages par le Corps de Ville de Lyon pour faireacquiter à son profit le droit de tiers íur-taux Sc les autres droits qui lui font attribuez fur lesmarchandises qui y passent, les arrêtent 8c les conduisent à Lyon où on leur fait payer tout denouveau la douanne, sous le prétexte qu’elle n’a pû être acquitéevalablement ailleurs ; on exi-ge de .même le tiers fur-taux, la subvention 8c encore d’autres droits, enforte que les Mar-chands ne peuvent supporter ni la multiplication injuste de ces droits, ni le détour inutile, niles séjours forcez qu’on leur fait faire. 3°’ Le Fermier' empêche que les marchandises venantde Hollande, Allemagne ou Suisse, dont le trafic est permis en Dauphiné, n’y entrent parlesBureaux fur la route, il les oblige de passer au Pont beauvoisin, où il leur fait acquiter ladou-anne de Valence, de là il les fait aller à Lyon ou leur fait payer la douanne de la Ville, la sub-vention 8c le tiers surtaux, quoique non dûs puisque Lyon n’est pas fendrait de leur destina-tion; néanmoins ressortant de cette Ville pour y être apporteés, on leur fait payer une secondefois fa douanne de Valence, quoiqu’elles n’aient séjourné à Lyon qu’autant qu’il l’ a f a } u p 0ury acquiter les droits. 4 0, On prend dans ses bureaux de la douanne de Lyon un droit de deux

4 sols