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Tome second.
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Etat de u France.

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cime â lui prêter Serment de fidélité. II est certain que les Dauphins du nom d’Albon étoi- D a u-ent vassaux de l’Eglise deVienne Lc il n’est pas même fans apparence qu’ils n’ayent formé en par- p h 1 n

tie leur Etat des biens 6 c des hommages dont ils dépouillèrent les Eglises de la Province que'-

les Empereurs avoíent rendu Souveraines. Les Dauphins du nom de la Tour ne furent pasplus scrupuleux que les premiers, on fçait que Humbért it. enleva à l’Eglise de Vienne en-tr’autres hommages celui du Seigneur de Qcrmont, mais il ne lui refusa pas non plus que scsPrédécesseurs celui qu’il lui devoit personellement à cause de sa Comté d’Albon, & il ne l etransmit à la Maison du France qu’aux mêmes conditions, aussi voií-on que le Dauphin Char*les qui fut depuis Roi, V. du nom, rendit par Procureur un homage public à P Archevêque deVienne en 1 34 °» en présence du Chapitre 6 c de tout le Peuple. Dans la fuite les Rois deFrance s etans fait revetir du titre de Vicaires dë 1 Empire dans les anciennes dépendances du

Royaume de Bourgogne, prétendirent en cette qiulité l’éxercice du pouvoir suprême sur laVille de Vienne, P Archevêque 6c son Clergé -, 6c leurs longs differens ne furent terminez quepar la transaétion de 1448, dont il a ete parle, depuis laquelle on n a plus connu dans la Pro-vince d’autre Souveraineté que celle des Rois. Les Dauphins se saisoient honneur d’étre ad-mis au nombre des Chanoines de la Cathédrale de Vienne 6c ils y venoient régulièrementprendre leurs places fous la protestation du Chapitre, que cette séance ne préjudicieroit pointau droit de Seigneurie Souveraine qui lui appartenoit sur la Comté d’Albon, 8c ne pourvoitchanger la qualité de Feudataire en la personne du Dauphin. La cérémonie de l’hommage sérenouvelloit tous les ans au jour de St. Maurice, 6c les Dauphins étoient tenus d’y offrir enpersonne ou par Procureur un cierge de cire jaune de la pesanteur de douze livres. Le JugeRoyal de 'Vienne qui s’acquitte aujuord’hui de cette fonction au nom du Roi, proteste enfaisant l’ossrande que ce n’est que par dévotion, à quoi le Célébrant répond par une autre pro-testation, que cette offrande est duë par hommage. Ainsi l’on voit que cette Eglise de Vi-enne étoit autrefois extrêmement puissante, máis elle ne devoit pas fa grandeur seulement à lafacilité des Empereurs, il .paroit par divers monumens qu’elle étoit entrée au droit des vérita-bles Princes de Vienne, par de légitimés acquisitions, telles que celles que firent P ArchevêqueGuy, depuis Pape Calixte II. de son frere Etienne Comte de Bourgogne 8c de Vienne j 8cl’Archevêque Jean de Burnis de Hugues de Vienne Seigneur de Pagney, le dernier de ceuxqui avoíent droit d’y réclamer la Souveraineté. Toutefois en 138s elle étoit tellement dé-chue, que les Commissaries d u Pape, après avoir éxaminé ses fàcultez &vû ce qu’il lui restoit;réduisirent son Clergé 2 cent Ecclésiastiques, au lieu de 300 dont il étoit auparavantcomposé: les guerres de la Religion qui font survenues depuis ont achevé de la ruiner; onaffeure même que les Huguenots étans Maîtres de Vienne vouloient en raser la Cathédrale juf-qu’aux fondemens, mais qu’ils en furent détournez par la depeníè de la démolition. Enfinmalgré tant de malheurs elle subsiste encore 8c P Auteur croit pouvoir dire qu’elle est une desplus belles du Royaume 8 t des mieux servies.

Le nombre de cent Ecclésiastiques y reste toujours 8 c parmi eux on ne compte que zo Cha- capìtre dénoines, ainsi que dans l’ancien tems. L’Archevêque confère les Dignitez de Sacristain, de l ^s e ‘ he 'Chancelier, Sc les quatre Archidiaconés avec deux Chapelainies ; le Chapitre remplit tous lesautres Benefices, Dignités 8 c Canonicats, à là réservé des places qui font à la collation duDoyen, qui font la Dignité duCapistrole, qui est la quatrième de PEglife, la Cure de St. Mau-rice & dixhuit places des Clercs, auxquelles il pourvoit de plein droit, quand elles n’ont pointété résignées en Cour de Rome. Le Capistrol a le même droit de remplir douze autres placesde petits Clercs, furquoi il faut remarquer que pour parvenir à quelque titre dans l’Eglise deVienne, il est neceffarie d’avoir passé par l’une ou par l’autre de ces places de Clergeon ou deClerc : c’est un reste de l’ancienne Discipline qui est digne d’être observée. Le Corps de cetteEglise est donc composé de zo Chanoines y compris les Dignitez de Doyen, Prechantre, Chan-tre, Capistrolsj Sacristain, les quatre Archidiacres 8 c le Chancelier, de deux Chevaliers,quatre Quaternes, six Coadjuteurs, 30 Prêtres, 4 Diacres, 4 8 oudiacies, 18 Clercs & izCiergeons. Tous ensemble jouissent de 3 0000 1. de rente les charges paiées. Les biens deP Archevêque qui ont souffert la même diminution font réduits à zzoool. les charges acqui-Tom. II. N n n n n tées

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