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Tome second.
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44© Etat de la France.

D a u- p afférent en la personne de Vothe Guillaume Comte de Bourgogne, que l’on prétend avoirphi Né. été fils d’Adelbert Marquis d’Ivré ou de Lombardie, & de Gerberge fille de Conrard Comte' ^ de Bourgogne, & que ses Successeurs en ont toujours joui, jusques là qu’ils en ont pris la déno-

mination de leur Famille du nom deVienne. Ce n’est pas que les Empereurs n’y eussent leurdroit, en conséquence de la disposition de Rodolphe III. qui a été expliquée; mais leu réloignement Lc la résistance que leur firent les Comtes de Bourgogne, en résiliant l'bornage,où ils sembloient être tenus firent enfin oublier ce qu’on leur devoit. Dans le progrès desannées, Guy de Bourgogne Archevêque de Vienne, au moyen de 8000 fols d’or qu’il prêtaà son frere le Comte Etienne pour un voyage d’outremer, acquit les régalés de la Ville; maiscomme le Contract fixoit cette aliénation à six années, au bout du terme ses heritiers préten-dirent r’entrer dans leur droit, qui leur fut néanmoins contesté par la raison du non-paye-ment de la somme principale. Enfin leur succession échût à l’Empereur Frédéric premierpar son mariage avec Béatrix heritiere de Vienne Sc de Bourgogne, lequel confirma & aug-menta tout ce qui avoit été fait par ses Prédécesseurs en faveur del’Eglife Cathédrale de cetteVille. Mais d’un autre côté Sc précédemment à ce tems là, le refus, que Guillaume & Re-naud troisième Comte de Bourgogne avoient fait de rendre hommage aux Empereurs d 5 Alle-magne, avoit allumé la colère de Lothaire de Saxe Sc de Conrard II. lesquels mirent leursEtats au Ban de l’Empire Sc en dcnnerent la confiscation à Conrard Duc de Zeringue, dontles heritiers prirent depuis la qualité de Rois, Ducs ôc Comtes de Bourgogne, jusques à Bér-thold IV ; qui par un Acte de l’an 11 fy céda au Dauphin Guy André les droits qu’il préten-doit lui appartenir fur la Ville de Vienne. Cette cession donna lieu à un accomodemententre l’Archevêque Sc le Dauphin, par lequel celui-là abandonna à celui-cy l’un des Palais dcVienne & une partie de la Jurisdiction subalterne sous la condition de l’homage Sc du sermentde fidélité. Ce Traité fut éxécuté Sc l’on voit depuis cela que les Dauphins Sc leur postéri-té ont commencé à porter le nom de Vienne Sc qu’ils ont été exacts à rendre leur hommageà l’Eglisc Cathédrale. D’un autre côté la succession de l’Empereur se trouva partagée entreses petites filles, Béatrix Sc Jeanne ; l’ainée porta la Comté de Bourgogne dans la Maison deMeranie, la seconde épouse Gérard Comte de Maçon, qui prit aussi la qualité de Comte deVienne, quoiqu’il n’y ait jamais été reconnu. Enfin leur fille Béatrix épouse Etienne Princede 1 a même Maison, de qui le frere ou le fils ou le gendre, selon l’opinion moderne, Guil-laume Seigneur de Pagney, dont la postérité a pris aussi le nom de Vienne, traita fidèlementavec l’Archevêque Jean de Burnis de tous les droits qu’il pouvoit prétendre fur la Comte deVienne, au moyen de 7000 francs d’or, dont il reçût le payement Sc donna si bonne quitance,qu’aucun de ses Descendons n’a prétendu depuis y réclamer le moindre droit.’

Voilà, selon mon sentiment, ce que l’on peut remarquer de plus sommaire touchant l’Hí-stoire génerale du Dauphine, il ne reste suivant la méthode que nous avons observée en quel-ques autres Extraits, qu’à y joindre un petit catalogue de la principale Noblesse qui y aAncienne brillé, depuis que les Familles ont commencé d’y porter ces distinctions appellatives. E11Nobles. 1 1 ip yivoit Amédeé Seigneur de Hauterive, qui prétendoit tirer son origine des mêmes An-cêtres, que l’Empereur Conrard le Salique, se more étoit soeur de Guy VII. Comte d’Albon,il se rendit Religieux de l’Ordre de Citaux en l’Abbaïe de Bonnevaux avec seize Gentilshom-mes de ses vassaux. Sous le Dauphin Guy André de Bourgogne en 12.33, l’on trouve Aimar deSassenage & Aimar de Breffieu, quiayans été nommés Arbitres entre ce Prince & Aimar de PoitiersComte de Valentinois, pour estimer ce que le premier devoit au second pour la restitution de 1 a dotde fa fille, le condamnèrent à rendre 3 0000 sols d’or, ôt pour l’éxécution dans un terme marqué,l’oblmerent à demeurer en otage au lieu de Romans avec dix Gentilshommes, qui sont nom-més ^Aimar de Breffieu lui même, Odon Allemand, Guy de Boseuzel, Olbert Maréchal,Aimar Boeza, André Falanel, Rostaing, Tricclcis, Guillaume de belle Combe, Hugues deMiroil 8c Hugues de Lemps. On peut bien juger que toute cette Noblesse étoit feudataireà Dauphin, il en eut difficilement trouvé d’autre qui Peut voulu cautionner de son corps.On trouve encore fous le même Dauphin Aimer de Briançon Sc ses enfans avec Didier deSassenage. Sous le Dauphin Humbert I. en l’an 12.73, 011 trouve un accomodement réglé

entre