Etat de la France.
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P Archevêque de cette ville en est le Chancelier né, il y a toujours eu dans cette Uni- P r o-veríìté des Professeurs illustres en toutes les facultez. L’Académie des Sciences établie vence.à Arles, par lettres patentes de l’année 1668. n’est pas un moindre ornement à la Pro-vence, elle doit être composée de 40 personnes choisies, & l’ordre est de n’y m'nrecevoir que des nobles, fi ce n’est des Etrangers illustres en quelque partie des Sci- d'Arles.ences, le Marquis deDangeau en est le protecteur à la place duDuc de S. Agnan, qui a étéle premier. En Pan 1476. Je Roi René fonda un College dans la ville de S. Maximin, college s.dont il donna la conduite aux freres Jacobins à la charge d’y entretenir trois Profes-seurs en Philosophie, Théologie, & Droit Canon, cette maison est à présent très-puis_
. samment établie. Les Jésuites ont les Colleges d’Aix & d’Arles, deux Séminaires àMarseille, une Mission à Fréjus, fans y comprendre les Colleges d’Avignon & de Car-pentras, & le Noviciat d’Avignon. Les Peresde l’Oratoire ont le principal Collegede Marseille, mais depuis 7 à 8 ans les Jésuites leur ont enlevé la Théologie & les Ma-thématiques, ils ont auíìi un petit College à Toulon, qui commençoit à fleurir lorsqueles Jésuites en ont. affoibli tout l’état, y ont ootenu la direction d’un petit séminairepour les Ecclésiastiques destinez^ à servir sur les vaisseaux ; ce nouvel établissement estd’autant plus solide que la Prevosté du Chapitre de Pignans vient d’y être unie, &
Pon a deja dit qu’elle vaut au moins 10000 1 . de rente, les mêmes Peres de l’Oratoire fontquelques instructions dans leurs autres maisons selon quelles peuvent convenir aux lieux oùelles font situées. Les Peres de la Doctrine Chrétienne ont les Colleges de l’Iíle de Ta-raicon & de Draguignan, & un Séminaire a Marseille.
A l’égard des Hospitaux & Maladreries, il y en a grand nombre dans toute la Pro-vence & ils y sont fort bien tentez, mais le principal fans contestation est l’hópitaldu S. Esprit de Marseille, que l’Auteur dit être après celui de Beaune en Bourgogne, lemeilleur & le mieux entretenu du Royaume, & où les Malades font les mieux servis, voicila liste generale des autres hôpitaux & la quantité de leurs revenus ordinaires, qui ferasuivie de celle des Maladreries.
L’Hotel Dieu d’Aix de fondation Royale est de 30000 1 . de rente, celui de Tarafconde IOOOO 1 . celui de Brignolles de 6000 1 . celui de Marseille de 40000 1 . celui de Maxi-min de 4000 1 . celui d’Antibes de 1200 1 . celui de S. Paul 1000 1 . celui de Glandevesde 4000 1 . celui de Sisteron de xoooo 1 . celui d’Apt de 1000 1 . celui de Digne de 3000 1 .celui de Grâce de 4000 1 . celui de Riez de 4000 1 . celui de Vezar de 3000 1 . celuid’Arles de 20000 1 . celui de Toulon de 1000 1 . & celui de Fréjus de 3000 1 . A l’égarddes Maladreries l’Auteur en compte 22. auxquelles il attribue en Total 13120I. de re-venu, mais ces Hôpitaux cy-dessus marquez montent à 147400 1. partant les pauvres ma-lades ont en Provence plus de 160000 1 . de rente, mais pour achever la preuve de la Cha-rité exemplaire qui se pratique dans le pays, l’Auteur ajoute que Passage est de faire de squestes dans les grosses villes, tant pour les pauvres honteux, que les filles renfermées &repenties, qui produisent toujours de très-grosses sommes, celles de la ville d’Aix mon-tent ordinairement à 50000 1 . il en est de même à proportion à Toulon, Arles &
Hofpi -taux.
Marseille.
L’Auteur passe ensuite à la description du Gouvernement Militaire de la Provence, de Q 0UV:r .laquelle Monsieur le Duc de Vendôme est Gouverneur en chef, qui en cette qualité a le n ^atpas & le rang au dessus de toutes les autres Dignitez, hors le Parlement en corps, aveclequel il marche dans les Cérémonies entre les deux plus anciens Présidens. Le Comt e Provence.de Grignan, est Lieutenant-General, & a le commandement des Armes en l’absence duGouverneur, lequel commandement passe à l’Intendant, Pierre de Cardin le Bret, Sieurde Flavacourt en l’absence du second.
Pour l’éxecutïon des ordres donnez, tant par le Gouverneur général que par ceux qui Procu-tiennent fa place, au commandement ou par les Gouverneurs particuliers,. il faut avoir d *
l’attache des Procureurs du pays, qui se met au bas des ordres expédiez suivant la forme
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