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Tome second.
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Etat de la France.

jusqu’à six Professeurs en Medecine, un Professeur & un Démonstrateur en Chimie. Cette L A n-faculté est fous la direction de l’Evêque. _ , guedoc.

Quant à celle du droit Civil, qui est fans contredit la plus ancienne du Royaume, £Qj.ayant été formée par Placentin, qui y mourut en 1192, suivant la datte de son Tom-Cw/.beau. Elle est autorisée par plus de vingt bulles des Papes, confirmées par un plusgrand nombre de Chartres de nos Rois-, Clément IV. & Urbain V. avoient été Profes-seurs en Droit à Montpelier, & leurs Armes s’y voyent encore fur la Masse du Bedeau^ainsi que de plusieurs Cardinaux ; cette Ecole ayant été extremement en vogue, surtoutpendant le séjour des Papes à Avignon ; mais entre les Professeurs illustres par leursavoir, on compte après Placentin, Azo, le Maître d’Accurfe en 1200, un autre Pla-centin ; Joannes Faber en 1308; Petrus Jacobus en 1301 ; Jaques Rebuffe en 1361 ;

Pierre Rebuffe -, Vives Ancharanus ; Guillelmus Durandus, Speculator ; NicolausBocrius ;

Gui, Pape ; le Président Philip! ; Guillaume & Estienne Ranchin ; Paffius, &c. qui tous ontlaissé de bons Ouvrages. Cette faculté qui n’est point unie à la précédente, est composée d’unRecteur Prieur des Docteurs licentiez, de 4 Professeurs au Droit Civil, d’un Professeur auDroit François établi par l’Edit de 1679, donné pour la reformation des Etudes & d’unProfesseur en Mathématique & en la Navigation établi par lettres Royaux de 1682.

Quant à la Théologie, le Pape Martin V. donna une bulle en 1422, pour son véta.-Tbeologie.blissement & pour faire Corps avec la faculté précédente, mais elle est demeurée fans éxe-cution jusqu’en 1686, qu’il a plus au Roi d’ordonner qu’elle feroit enseignée par les Jésuites

qui avoient déja la Faculté des Arts. L’Auteur convient que ces Universitez font beau-coup destituées de leur ancienne réputation, il s’en prend à la capacité des Professeurs& trouve que depuis que le Roi a ordonné qu’il lui feroit présenté trois sujets pour rem-plir les places ; le mérite n’a pas trouvé autant de faveur à la Cour, qu’il recevoit de ju-stice dans les Elections qui fe faifoient librement.

A l’égard des Colleges, l’auteur dit qu’il y en a 40. dans toute la Province, savoir, Des Col-p occupez par les Jésuites, Toulouse, Alby, Carcassonne, Castres, Beziers, Montpe-^"'lier, Nimes, Tournon, le Puy, & Aubenas ; trois par les Peres de la Doctrine Chré-tienne, à Toulouse, Bancaire & Lavaur, & un des Peres de l’Oratoire, à Pezenas. IIprétend qu’il fe fait nombre de mauvais Ecoliers dans ces petits Colleges, par la raison1 Q . Que leS compagnies qui en font chargées ne les peuvent pas remplir de bons Maîtres.

2°. Que le petit nombre d’Ecoliers les rend négligens. 3 0 . Que l’Expérience fait con-noître qu’il n’y a que les grand Colleges où les Etudians réussissent, qu’ainsi le bien pu-blic éxigeroit que l’on anéantit tous ces Colleges de Campagne, parce que, ou les parensferoient effort pour envoyer leurs enfans aux grands Colleges, ou ceux qui n’en auroientpas le moyen, les instruiroient de bonne heure aux Professions qu’ils doivent suivre na-turellement & pour lesquelles leurs Etudes mal faites ne font d’aucune utilité. L’auteurpousse ce raisonnement jusqu’aux petits Couvents dans lesquels il prétend que la régula-rité n’est jamais bien observée, mais il laisse au lecteur à tirer la conclusion à laquelle ilsemble savoir voulu engager.

Toutes les villes principales du Languedoc ont des Hôpitaux bien fondez & bien Des Hó.réglez, il y en a à Toulouse, à Montpelier &à Nimes, pour les Malades & pour less^"*'Valides ; Mais dans les Diocézes de Nimes, Montpelier & Alais, il s’est depuis quel-ques années établi dans toutes les paroisses, des bureaux de Charité, dont le Pere Chau-ran Jésuite a été l’Inventeur, par le moyen desquels tous les pauvres des lieux font as-sistez, & l a mendicité bannie. Cet usage fait connoître combien il feroit utile que

l’on pratiquat l a même chose dans le reste de la Province, & même par tout le Roy-aume. C’est dommage que fauteur n’ait pas expliqué le détail d’un si bel établisse-ment, & qu’il fe soit borné à le justifier par l’exemple de l’Angleterre & de la Hollande,où chaque Paroisse nourrit ses Pauvres dans la nécessité & les occupe quand ils peuventtravailler.

Ssssss A