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Tome second.
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2i6 HISTOIRE

de la troisième , je ne vois aucune part, pas même de tenta-tive pour la résoudre.

On n’a pas négligé de faire des expériences pour reconnoîtred u ne manière sensible si les phénomènes de la gravité s’ac-cordent avec l’hypothèse des tourbillons. On en lit quelques-unsdans les mémoires de l’acadétnie royale des Sciences des années1714, 1715 et 1716; mais leur auteur (M. Saulmon ) ne peutdissimuler qu’il en résulte tout le contraire de ce q u'il faudroitpour coniìrmer cette hypothèse. Outre qu’un corps est entraînépar le tourbillon , on observe que les plus denses , loin de seplonger au centre , s’écartent ait contraire vers la circonfé-rence. M. Bulfinger, conduit par les mêmes vues que JVL Saul-mon , et désirant décider , par l'expérience , la question si uncorps plongé clans un tourbillon sphérique tombera au centre you vers Taxe , s’est procuré un pareil tourbillon , en faisanttourner rapidement autour de son axe , une sphère de verreremplie d’eau ( 1 ). II a remarqué que des bulles d’air qui serencontroient dans cette sphère , formèrent bientôt un cylindreautour de l’axe , et non un globe, de sorte qu’il a cru pouvoiren conclure qu’un tourbillon sphérique ramèneroit le corps verst axe, et non vers le centre.

L’académie des Sciences ayant proposé pour le prix de Tan-née 1728 , d’examiner la cause et le mécanisme de la gravité ,M. Bulfinger proposa une nouvelle manière d’expliquer ce phé-nomène (2). II imaginoit un tourbillon tournant à la fois autourde deux axes perpendiculaires T un à l’autre , espérant pouvoiren déduire la chute directe des graves vers le centre. On voitaussi dans cet écrit le dessein d’une machine propre à en fairel'expérience, en donnant à une sphère remplie d’eau ces deuxmouvemens ; nous ne voyons pas que le savant que nous citonsait exécuté cette expérience ; nous doutons fort qu’elle eût euquelque succès , ou plutôt nous tenons le contraire pour assuré.Car afin qu’un tourbillon de cette nature repoussât les corpsau centre , il faudroit que tous les points du fluide décrivissentdes arcs de grands cercles , et c’est l’objet que se proposoitM. Bulfinger par ce double mouvement ; mais il n’y a que lespoints éloignés également des pôles des deux axes , qui dé-crivent des grands cercles ; tous les autres ne décrivent que descourbes à double courbure 3 dont les perpendiculaires ne con-courent .point au centre de la sphère , ce qui seroit nécessairepour que les corps fussent poussés vers ce centre.

f 1) De Direct, graviiím in vortice (2) De causd gravit, diss. Prix deSphaenco. Mem. de Pétersbourg, t. 1 . l’Acad. tom. III,ann. 1726.

Nous