z 4 2 HISTOIRE
crement ces rayons , l’objet sera vu distinctement ; il paroi traaussi plus grand , parce que les rayons partis des extrémitésseront un plus grand angle. Huygens a depuis montré que cetteaugmentation se íaisoit dans le rapport de l'éloigncment dnfoyer dn verre concave, à celui du foyer du verre convexe. Sice dernier a son foyer dix fois plus éloigné que l’autre, lY.bjetparoîtra dix fois aussi grand que si on le regardoit avec L œilnu. La ligure 72 représente cette sorte de Télescope.
La raison de l’effet que produit le Télescope à verres con-vexes est à peu près semblable. L’objectif peint vers son foyer uneimage de l’objet ( Voyez sig. j'ò ). Le second verre étant dis-posé de manière que cette image est à son foyer , il s’ensuitque les rayons qui partent de chacun des points de l’image »sont rendus parallèles ou médiocrement divergeas. Delà naîc ladistinction avec laquelle chacun de ces points esc peint sur larétine. L’objet est vu distinctement, et il paraît grossi dans lerapport des distances des foyers de l’oculaire et de l'objectif.Je dis que les rayons qui partent de chacun des points del’image sont rendus parallèles , ou médiocrement divergeas.Quant à la direction de chacun des faisceaux qu’ils composent,ils sont pliés par la réfraction qu’ils éprouvent dans l’oculaire,de manière que leurs axes se croisent tous vers le foyer opposé.La figure 70 est propre à donner une idée distincte de cetteroute des rayons. C’est delà que naît le renversement apparentde l’objet ; car ce croissement des faisceaux de rayons fait queLimage qui se peint dans l’œil est dans la même situation que1 objet : il doit donc paroître renversé. C’est aussi pour cetteraison qu’il faut appliquer l’œil à une distance dc i’oculaiie àpeu près égale à celle de son foyer. Par là on réunit le plusqu’il est possible de pinceaux des points latéraux de l’objet, etle champ de la vision est d’autant plus étendu.
Imaginons maintenant qu’au lieu de cet oculaire , on présenteà Limage formée par l’objectif, un verre d’un foyer court àune distance double de celle de ce foyer , comme on le voifcdans la figure 74. On a vu plus haut qu’il doit se peindre del’autre côté une image égale à la première, et seulement ren-versée. Hous pourrons donc par ce moyen retourner l’imageformée par l’objectif ; et si nous lui présentons nn oculairede la même manière qu’on l’a fait dans le Télescope ci dessus,on verra l’objet également grossi et avec la même distinction ,mais redressé.
O11 a cependant reconnu dans cette disposition de verres ,quelques irtconvéniens dont on a parlé dans Larticle second ,et cela a fait imaginer un antre moyen de redresser L apparencede l’objet. On présente à Limage que peint l’objectif, un oculaire