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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lxv. V. 27Set il a une nuit de quinze de nos jours ; celui qui est situé surla partie du disque qui nous regarde , voit sans cesse la terre ,ette éprouve pour lui des phases semblables à celles que nousappercevons dans la lune ; mais elle n’a sur son horizon qu’unbalancement dans quelques degrés, semblable à celui d’une denos lampes d’église ; le phénomène est même encore plus sin-gulier pour celui qui habite les bords du disque ; car au moyendu mouvement de libration qu’elle éprouve , la terre ne faitpour lui que s’élever de quelques degrés sur ì’iiorizon , et ensuites’y plonger dans Pintervalle d'environ trente de nos jours. Unhabitant du disque opposé de la lune ne voit jamais la terre ,et si l’on y voyage comme sur notre globe, on doit y apprendreavec étonnement que les babitans de la partie opposée ont unastre que les autres n’ont point, et ne virent jamais. Sans doutedans ce cas quelques curieux ont d h faire le voyage pour jouirde ce spectacle singulier.

Kepler avoit encore laissé plusieurs autres écrits astronomiquesdont il méditoit l'impression ; il en étoit un entr’autres , savoirun traité sur le Diagramme d’Hipparqite : c’est une ligure parlaquelle cet astronome déterminoit , d’après les phénomènesd’une éclipse, les distances du soleil et de la lune à la terre.Tous les manuscrits de Kepler étant tombés entre les mainsd’Hevelius, dont les héritiers les vendirent à M. Michel GottliebHansch , ce savant projettoit en 1714 une édition complettedes Œuvres de Kepler , en 22 volumes in-f'ol. ; mais cette pro-messe n’a pas eu d’exécution , et M. Hansch s’est borné àdonner en 1718 la correspondance épistolaire de Kepler, sousce titre, Episto/ae ad J. Keplerum &c. scrìptae ; irisertìs adeasdem responsis Keplerianiy , &c. ( Lips . in-fol.'). Depuis cetemps M. Von-Miirr , savant de Nuhretnberg, ayant acquis deshéritiers de Hansch les manuscrits anecdotes de Kepler , s’estdonné beaucoup de mouvement pour réaliser son projet, maisil n’a pu y réussir , et malgré le mérite de Kepler il est aisé dejuger qu’une pareille collection a n roi t aujourd’hui peu d’ache-teurs , et ruineroit le libraire qui Pentreprendroit. Le nom deKepler sera sans doute immortel tant qu’on cultivera Pastro-noinie ; mais ses écrits trop mal digérés , trop remplis d’idéeshasardées, ne sauroient le réimprimer dans ce siècle-ci. On doitnéanmoins savoir beaucoup de gré à. M. Hansch de nous avoirdonné la collection des lettres de Kepler ; car il étoit en cor-respondance avec tous les astronomes ou amateurs de l’astro-nomie de son temps ; et elles contiennent une multitude detraits curieux , et sur le personnel de Kepler ct sur ses idées ,ainsi que sur ses correspondans , c’est-à-dire, presque tous leshommes de quelque mérite, ses contemporains. On trouve aussi

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