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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Past. IV. I,iv. V. 287philosophiques de toute espèce , ct à perfectionner les mathé-matiques et la physique par diverses découvertes.

Quoique la jeunesse de Galilée ait été marquée Je même queson âge mûr , par divers traits de génie , ce n'est cependantqu'àTannée 1609 qu’on doit fixer l’époque de sa grande célé-brité. Etant cette année à Venise, il y apprit par le bruit publicl’invention du télescope ; et après divers essais, il s’en fitun qui grossissoit environ trente-trois fois en diamètre. Son pre-mier soin fut de lé tourner vers le ciel , et le premier objet qu’ilconsidéra fut la Lune ; elle venoit alors de passer la conjonc-tion , et il remarqua que le coníin de la lumière et de sombreétoit terminé fort irrégulièrement , et paroissoit comme dente-lé ; il apperçut aussi à quelque distance de la lumière des par-ties déjà éclairées. Comme il étoit fort dégagé des préjugés del’école sous la nature des corps célestes, il n’en fallut pas davan-tage pour lui persuader que la Gune étoit un corps semblable àla Terre , et hérissé d'inégalités qu’on ne peut mieux comparerqu’à des montagnes. II fit plus , il conçut l’idée de mesurer lahauteur d’nne de ces éminences , et il démontra par un procédégéométrique qu’elie étoit beaucoup plus élevée qu’une de cellesde notre globe ; les étoiles fixes ne lui présentèrent pas desphénomènes moins nouveaux, ll vit la voie lactée parseméed’une multitude d’étoiles excessivement petites , comme Pavoicntsoupçonné d’anciens philosophes; il en trouva plus de quarantçdans i’espace étroit d 11 groupe des pléiades, et de plus de cinqcent dans Orion. La nébuleuse de cette constellation lui parutcomposée de vingt étoiles très-voisines , et celle du Cancer,connue sous le nom de Presepe Cancri , lui en montra plusde quarante.

La découverte des Satellites de Jupiter suivit de près les pré-cédentes ; le H janvier de l’an 1610 , Galilée observant Jupiter,appeiçuf auprès de lui trois étoiles, dont deux étoient d’un côté ,et la troisième 1 e l’autre. 11 les prit-d’aburd ., ce qui étoit fortnaturel, pour quelques-unes.de ces étoilés fixes, qu’on ne peutappercevoir qu’à Puide dn télescope. Heureusement il s’avisa Jelendemain de considérer de nouveau cette planète , et il recon-nut alors par leur configuration nouvelle et les circonstancesdu mouvement de Jupiter , qu’il failoit nécessairement quelleseussent changé de place. 11 découvrit peu après la quatrièmequi lui avoit échappé jusque-là , et continuant ses observationspendant deux mois entiers , il se démontra que Jupiter étoitenvironné tle quatre petites planètes , qui font leurs circonvo-lutions autour de lui , comme la lune autour de la terre II lesnomma Jst.-ns <ic Mëdicìs , en honneur de l’illustre Maison quile protégeoit. II publia çç$ découvertes et ces observations au