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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. V. . 3 x 5utile aux artistes. La Piéface du livre du P. Scheiner est ioul-ât fait curieuse.

II nous reste à parler d'un troisième prétendant à l’honneur desmêmes découvertes que celles de Galilée ; c’est Simon Marius ,mathématicien et astronome de sélecteur de Brandebourg. Mariuspublia en 16x4 son Mundus Jovialis anno 1609 détectas , &c. ;il y fait à ce sujet une histoire sur la vérité de laquelle il attesteun M. Fuclis de Bimbach , conseiller intime de sélecteur, et ilprétend avoir vu les satellites de Jupiter dès les derniers joursde décembre de Tannée 1609. Nous ne savons ce qu’on doitcroire de ces protestations ; mais 6e qui est bien certain , c’estque l’hypothèse et les tables qu’il donne pour calculer les mou-vemens de ces petites planètes , ne s’accordent en aucune ma-nière avec la réalité- Galilée en prenoit occasion de douter queMarius , loin de savoir prévenu dans leur découverte , les eûtjamais vues. Mais M. Cassini trouve cette conséquence forcée ,et remarque qu’on ne peut douter par certaines circonstances ,que Marius ne les ait observées , quoiqu’il ait été peu heureuxdans l’invention des moyens de représenter leurs mouverriens.Cet astronome s’est mis aussi sur les rangs pour la découvertedes taches du soleil, qu’il dit avoir observées dès le 3 août 1611 ;c’est une prétention sur laquelle on ne peut rien statuer.

VIII.

Quand il n’y auroit que la curiosité qui fut intéressée à la me-sure de la terre , c’en seroit une bien légitime et bien raison-nable. Quoi de plus naturel à l'homme que de désirer connoîtrela grandeur du globe qui lui a été assigné pour habitation? Maisnous ne nonS bornerons pas à ce motif pour justifier i’inquíé-tude que les astronomes ont montrée , surtout depuis un siècleet demi , pour parvenir à la connoissance de cette mesure ; ilne faut qu’être initié dans la géographie pour sentir que cetteconnoissance est de la plus grande utilité, et même quelle estla base d une géographie parfaite. Quelles erreurs ne commet-troit-on pas dans les distances dune infinité de lieux dont lespositions respectives ne sont déterminées que píir des observa-tions astronomiques , si l’on ne savoir quelle étendue répond àun certain nombre de degrés sur la terre. La navigation faitaussi un usage presque continuel de cette mesure ; c’est sur ellequ’est fondée i 'Estime , qui est un des principaux élémens decet art.

On a déjà rendu compte dans les endroits convenables desefforts que firent autrefois les Grecs et les Arabes pour mesurer

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