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Tome second.
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322 HISTOIRE

où il s’étoït déja fait un grand nom, par ses divers écrits astro-nomiques et physiques. Le cardinal de Richelieu l’y fixa enl’engageant à accepter une chaire de professeur royal , qu’ilremplit jusqu’à sa mort, arrivée en 1 655 . II eut de violentesprises avec Morin , grand partisan de l’astrologie judiciaire, etennemi enragé dn dogme de la terre mobile; mais on en peutvoir l'histoire dans le récit des contestations qu’éprouva le systèmede Copernic.

Les principaux écrits mathématiques et astronomiques deGassendi, sont les suivans; i°. De apparente magnìtudine sotisìmmilis ac sublimis (Paris, 1642, in-4 0 . ; Operiim , t. 3 .) ;2°. lnstitutio astronomica , anno 1647, edìta (Opp. t. 4 > ) >3 °. De rébus ce/estì.bus commentarii seu obsen ationes , ab anno1618, ad annujn. 16 5 x, habitae (Opp. t. 4 )- On trouve ici desobservations de toute espèce, éclipses , conjonctions de pla-nètes, appulses de la lune à des fixes , &c., &c. On y voitles noms de ses co-observateurs, tant de Paris que de provinceet des pays étrangers. Tels étoient le prieur de la Vaíette ; lecélèbre Peiresc ; un M. Tondu , d’Avignon ; un juif, RabbiSalomon Asobi, à Carpentras ; M. de Valois, trésorier de France•à Grenoble, et le jardinier Feronce à Vizile ; un M. Gringallet,Genevois ou Savoisien , ancien élève et calculateur de Kepler;M. l’Huillier, receveur général des finances à Paris; les P. Aga-thange et Michelange , capucins au Caire et à Alep , &c. 4°*De Mercurio ìn sole viso et venere invisa (Paris. i 63 i, in 40.Opp. t. 3 ). 5 °. De motu impresso à motore translata (Paris.1642). 6°. De novem stellis circa jovern visis à P. Rheita(Paris. 1641, ibid. ). 7 0 . Proportio gnomonis ad umbram sols-ticialem Massiliae observata (ibid.). 8°. Ad P. Casraeurn deAcceleratione gravium epistolae tres (Paris. 1646, in- 4 ". Opp.t. 4 ). 9°. Tychonìs Brtihaei vita, &c. Accessit Nie. CoperniciPurbachii et Regiomontani vita (Paris. i 654 - Hag. Com. j 655 ,in- 4 °- Opp. t. ó). io°. Epistolae variae (Opp. t. 6). Après cettenotice sur la personne et les écrits de Gassendi, nous reve-nons à sa célèbre observation.

II s’en fallut peu que le mauvais temps ne le privât du plaisirde la faire. Le ciel fut couvert tous les jours précédens ; enfincelui qui étoit annoncé par Kepler, étant venu, les nuagescessèrent. Gassendi qui guettoit l’instant où le soleil se déoou-vriroit, tourna aussitôt son télescope vers cet astre, etn’y apperçutqu’une petite tache noire et ronde, déjà assez avancée sur sondisque. La petitesse de cette tache lui fit d’abord méconnoîtreMercure , car on s’attendoit à lui trouver environ deux minutesde diamètre ; mais peu de temps après , la rapidité de son mou-vement ne lui permit plus de douter que çe ne fût Mercure t et