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Tome second.
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328 HISTOIRE

cipales, qui n’ait son orbite incliné à l’équateur solaire ; la limetourne aussi autour de la terre,sans paroître avoir aucun rapportphysique à l’équateur terrestre. En second lieu , si la rotation dela planète centrale produisoit le mouvement de tourbillon , ouen étoit produite , la couche du tourbillon contigu à la planèteauroit la même vitesse qu’elle , ce qui ne sauroit se concilieravec ia fameuse loi de Kepler. Le calcul en est facile à faire ; l’ontrouve , par exemple, que pour que cette loi eût lieu. , la vitessede la couche contigue au soleil devroit faire sa révolution enun tiers de jour environ ; cependant le soleil ne fait la siennequ’en vingt cinq jours et demi ; sa rotation devroit donc êtreaccélérée , jusqn à ce qu il eût pris un mouvement convenableà la loi du tourbillon , ou bien il la détruiroit. Les planètes quiont des satellites autour d’elles , comme la Terre , Jupiter etSaturne , fournissent des objections encore plus insolubles ,parce qu'elles ne laissent lieu à aucun subterfuge, tel que quelquepartisan obstiné des tourbillons pourroit en imaginer pouraffranchir le soleil de cette communication du mouvement.

3°. Les Physiciens qui , à l’aide de la géométrie, et d’unesaine théorie d’hydrodynamique , ont examiné le mouvementque pourroit prendre un tourbillon , n'ont jamais pu le concilieravec la règle de Kepler. M. INeuton a traité cette matière à lafin du second livre de ses Principes , et trouvoit que dans untourbillon cylindrique , c’est-à-dire engendré par un cylindretournant rapidement autour de son centre , les temps pério-diques des couches devroient être comme les distances à Taxe ,et que dans le tourbillon sphérique , c’est-à-dire engendré parle mouvement d’une sphère centrale , ks temps périodiques descouches seroient comme les quarrés des distances aux centres,tandis que suivant la loi de Kepler , ils devroient être commeles racines q narrées des cubes de ces distances. II est vrai queBernoullì ( 1 ) a remarqué dans la suite , que Neuton n’avoitpas eu égard dans cette détermination à quelques élémens quidévoient y entrer , et il a cru trouver que les couches d’untourbillon sphérique dans lequel on supposeroit la densité enraison inverse de la racine quarrée de la distance au centre ,auroient des mouvemens tels que les quarrés des temps pério-diques seroient comme les cubes des distances. 11 explique aussil’excentricité des planètes par un mouvement d’osciJlation com-biné avec le mouvement circulaire du tourbillon. Mais M. d’A-lembert examinant avec soin le calcul de Bernoulli, a trouvé (2)

(1) Nouvelles pensées sur le système (2) Traité des Fluides , pag. z8;de Descartes , discours couronné par et suiv.

P Académie en r/zo.

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